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L’expo à aller voir dare-dare

(ouais, mon titre est pourri, et j’assume ^^)

Depuis mars 2014, je possède la carte d’abonnement du musée du Quai Branly. Ce fameux musée où tu peux « dialoguer avec les cultures ». Parce que j’adore ce musée, ses collections permanentes, mais également les temporaires que je trouve souvent très instructives.
Outre la possibilité d’accéder au musée de façon illimitée, l’abonnement donne droit à quelques privilèges supplémentaires. Dont, une soirée privée deux fois par an, autour d’une expo avec guides conférenciers et à la sortie petit cockail.
La première fois que j’y suis allée, c’était pour l’exposition sur Les indiens des plaines. J’avais aimé l’expérience, et du coup, quand j’ai reçu l’invitation pour l’exposition sur les Mayas, je n’ai pas hésité une seconde.

Evidemment, je ne suis pas la seule abonnée (heureusement pour le musée…) et donc nous étions assez, pardon très nombreux à cette soirée spéciale abonnés. Il y avait d’ailleurs beaucoup plus de monde que pour l’expo sur les indiens, et il était souvent difficiles d’approcher des différents objets de l’exposition. Néanmoins, ce ne fut pas une mauvaise expérience pour autant, car même si je n’ai pas bien vu les objets et autres panneaux ce jour-là, j’ai quand même pu profiter des commentaires des conférenciers, et donc pu en savoir plus sur cette expo en particulier, et sur les Mayas en général. Par exemple, un guide nous a expliqué pendant 10 minutes le fonctionnement du fameux calendrier mayas, et ça c’était carrément intéressant. J’ai également beaucoup appris ce soir-là sur les rites funéraires et leur rapport à la mort. Egalement sur la notion de sacrifices. Bref, cette soirée fut une très bonne expérience.
Mais comme je l’ai dit, j’ai eu pas mal de difficultés à approcher les objets, ou alors étant donné le monde, il était quasi impossible de rester trop longtemps devant une vitrine. Alors, j’ai décidé d’y retourner par moi-même une autre fois.

Pour l’occasion, je me suis munie d’un audio guide, et j’ai commencé ma visite.

Cette exposition, comme vous vous en doutez, retrace ce qu’était la vie de cette civilisation autrefois très prospère. Ce sont près de 400 objets issus de musées mexicains qui nous sont présentés pour l’occasion. De quoi  en apprendre plus sur leur mode de vie, leurs croyances, leur écriture…

Le point fort de cette exposition, c’est qu’elle suit un parcours thématique spatio temporel qui permet de vraiment bien appréhender cette civilisation. Ainsi, même si comme moi vous ne connaissez absolument rien des Mayas, la progression de l’exposition vous permettra de ne pas vous mélanger les pinceaux, ou d’avoir le sentiment de ne rien comprendre à ce qu’on racontre. Finalement, c’est vraiment à explorer comme une histoire.

 

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Après une introduction sur la naissance et la chronologie de l’ère maya, nous commençons notre visite par le thème du rapport des Mayas face à la nature. L’occasion d’en savoir plus sur l’importance de la flore, et surtout de la faune présente dans la région. Ainsi, on en apprend plus sur les symboles que représentaient les différents animaux dans cette civilisation. Des bas-reliefs, et objets du quotidien nous donnent un aperçu de l’importance que revêtait la nature dans la culture Maya.
L’audioguide que j’ai pris, m’a aussi donné des renseignements supplémentaires non négligeables. Une petite parenthèse à propos de cet audioguide et de son utilité pour l’exposition. Si vous vous demandez si ça sert à quelque chose de le prendre, je vous répondrai que oui, car le commentaires sur certains objets de l’expo sont très intéressants. De plus, tout au long de l’expo, nous suivons le récits d’une jeune maya et de sa grand-mère. La première se posant des questions sur ce qui l’entoure, la deuxième narrant des légendes, parlant de sa vie, de ses ancêtres… Dans l’ensemble j’ai aimé écouter ces récits plein de poésie et de savoir. Cependant, j’avoue que parfois j’ai eu un peu de mal à comprendre ce que racontait la vieille dame, en raison de son fort accent latino américain ! Mais bon, pour l’essentiel j’ai compris de quoi il retournait.

 

La deuxième partie de l’expostion est consacrée au temps chez les Mayas.

Bien sûr, on a tous en tête le fameux calendrier maya et son 21/12/2012. Visiblement, y a eu erreur sur l’estimation de la fin du monde de la part des Mayas ! A moins que ce ne soient quelques « experts » modernes qui n’aient absolument rien compris à la civilisation maya… ^^. Alors, si vous aussi vous voulez comprendre pourquoi cette date du 21/12/2012 était si importante pour eux, et qu’est-ce qu’elle représente en réalité, si vous souhaitez comprendre comment fonctionnait un calendrier, son influence sur la vie quotidienne, les récoltes, les décisions de guerre, de naissance de mariage.. Et bien cette partie de l’exposition vous en apprendra beaucoup sur le sujet.

 

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C’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur l’écriture Maya. Bon, je vous avouerai que j’ai eu du mal à tout comprendre, et même après ma visite de l’expo, je ne me sens pas encore de traduire cet article en maya 😀

 

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Ensuite l’expo s’attarde sur les cités des Mayas, leurs organisations, leur importance. Nous découvrons leurs charactéristiques architecturales. La cité de Chichén Itzá est représentée dans cette salle, avec ses temples, ses cercles de jeux de balle, et bien d’autres choses encore. Personnellement, j’ai trouvé que cette partie manquait un peu d’explications, notamment concernant l’organisation d’une cité, même si la suite de l’expo nous mène vers les hommes les plus importants d’une cité, et sur leurs fonctions. Et là, sont abordés les thèmes du sacrifice et de la religion. Evidemment, avec nos yeux d’Occidentaux modernes, le fait de s’autosacrifier, de donner son sang pour nourrir les Dieux, ça fait vachement barbare et cruel. Mais ça, c’est parce qu’on est des occidentaux modernes 🙂
Vous découvrirez aussi à travers les objets présentés, les rituels qui tournent autour de la religion et des dieux, leurs croyances et aussi quelques légendes. Une partie vraiment intéressante et instructive.

 

Cela nous mène tout droit vers le thème de la mort et des rites funéraires. Ici, de très belles pièces sont exposées, montrant le rapport qu’entretenaient les mayas avec la mort et avec leurs morts. Ainsi vous apprendrez que pour ce peuple, les esprits continuaient de vivre après la mort physique d’une personne, et qu’il était donc important de décorer les tombes afin de satisfaire ces esprits. Enfin, surtout pour les plus riches et les plus puissants dirigeants de la cité, bien sûr ! De très beaux masques funéraires nous sont présentés pour l’occasion. Et une fois de plus, l’audioguide nous fournit des informations ô combien précieuses et intéressantes.

 

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Enfin, nous terminons l’exposition sur le déclin de cette riche civilisation, sur ses conséquences et l’héritage qu’elle a laissé derrière elle.

 

Comme vous l’avez compris, j’ai été conquise par cette fabuleuse exposition, bien agencée, très instructive et visuellement très riche.
Vous aurez remarqué que je vous ai mis très peu de photos, mais j’espère qu’elles vous donneront tout de même l’envie d’aller voir cette exposition si vous passez habitez en région parisienne ou si vous passez dans le coin.

 

 

 

 

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Visite de l’oceanarium de Lisbonne

En 1998, Lisbonne accueille l’Exposition Universelle. Le thème choisi : Les Océans. Pour le pays de Vasco de Gama, Henri le navigateur, Alfonso de Albuquerque ou encore Ferdinand Magellan, ça tombe assez bien me direz-vous. D’ailleurs il paraît que ce n’était pas un hasard…. Je vais donc vous toucher quelques mots sur l’un des monument qui fut construit à cette occasion : Le Pavillon des Océans.

 

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Le Pavillon des Océans (ou Océanarium) c’est quoi ?

Bâtiment principal de l’Expo universelle 1998, le pavillon des océans, évoquant un gigantesque navire, a été construit sur un plan d’eau, sur le quai des Olivais.
Il s’agit du plus grand Océanorium d’Europe. Eh oui, z’ont voulu marquer le coup pour cette expo !!
Je vous donne les dimensions : 32 mètres de long, 23 mètres de large et 7 mètres de profondeur. Au total, c’est 10 000 m3 d’eau qui permettent aux petits et gros poissons de faire glouglou.

Oui mais, le but de ce site n’était pas de se contenter de mettre des aquariums avec tout pleins de poissons dedans, mais de reproduire la vie telle qu’elle s’articule autour des océans. C’est à dire dans l’eau et à côté de l’eau.
Alors, l’espace a été aménagé en différentes zones représentant chacune un océan et son environnement.

 

 

Entrons dans le grand bain

Une fois notre billet d’entrée en main, nous pénétrons dans un couloir, presque obscur, puis enfin arrivons au coeur même du site. Devant nous, se trouve un immense aquarium contenant pas moins de 5 000 m3 d’eau. A l’intérieur ont peut y voir des gros poissons comme le requin marteau ou pèlerin, la raie manta ou encore un poisson que je sais pas le nom mais qui pèse tout de même dans les deux tonnes. On admire aussi des bancs de sardines, des thons et puis aussi tout plein de petits et gros autres poissons que je ne connais pas.
Bien sûr, on trouve quelques écriteaux indiquant le nom des poissons et quelques caractèristiques, mais lesdits poissons ont la fâcheuse tendance à ne pas rester devant leur pancarte respective. Sont cons ces poissons !

 

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J’aperçois au loin la raie manta qui ne veut pas venir vers moi. Le requin passe à proximité, mais je ne peux pas le photographier à cause de l’abruti devant moi. Don’t panique ! le bassin est visible sur deux niveaux et sur 360°… ou presque. Cela permet d’avoir une vision plus globale, mais aussi d’observer les espèces flemmardes qui n’ont pas envie de se bouger la nageoire. J’aurai donc d’autres possibilités d’observer ces espèces. Les parois font une bonne trentaine de centimètres d’épaisseur. Donc peu de risque que le requin la casse et donc de se retrouver noyés.
Cet immense aquarium a pour but de représenter l’océan dans sa globalité.

 

On continue la visite

Nous quittons cette semi-obscurité pour nous retrouver en plein air, sur les rivages de l’Atlantique Nord. L’atmosphère recréée est celle qui s’étend de l’Islande aux Açores (ce qui est déjà très vaste, vous en conviendrez).
Ici, la température est de 14°C.
Des récifs rocheux recouverts de varechs accueillent quelques coutumiers de cette Région. Au-dessus de nous, deux macareux s’adonnent à un concours de vol. Plus loin, un guillemot prend un malin plaisir à plonger en éclaboussant le spectateur.

Le spectacle me plaît énormément, mais je sens que d’autres surprises m’attendent encore. Alors je rentre à nouveau dans une salle.
Ici, m’attendent quelques spécimens aquatiques présents dans l’Océan Atlantique.
Des crabes et autres étoiles de mer paraissent langoureusement sur un petit rocher. D’autres petits aquariums nous présentent des truites dorées et quelques autres poissons dont j’ai oublié le nom. Je jette un coup d’oeil à l’aquarium géant. Le poisson préhistorique semble se diriguer droit vers nous. Suivi d’un ban de petits poissons, il me donne l’impression du papa qui emmène ses gosses visiter un zoo. Oh, regarde papa !! Il est rigolo le monsieur là avec son chapeau vert sur la tête.

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Et puis on ressort.
Cette fois-ci direction l’Antarctique. La température est de 12°c. Oui, normalement en Antarctique il fait beaucoup plus froid, mais ils ont eu pitié de nous, pauvres visiteurs.
Non loin de moi, un pingouin garde jalousement l’entrée d’une cachette sous un rocher. Un coup d’oeil à droite, un coup à gauche. C’est bon y’a personne. Quant à savoir s’il s’agit d’un gorfou doré, d’un manchot de Magellan ou d’un manchot à ailerons blancs… j’en sais fichtre rien. Une tribu de sterns nous contemplent du haut de leurs rochers.

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Retour à l’intérieur.
Pour retrouver notre grand aquarium, bien sûr. Mais aussi pour découvrir de nombreux aquariums plus petits, présentant la vie subaquatique du milieu antarctique.
En effet, comme je l’ai dit plus haut, le site a pour ambition de nous présenter la vie des océans dans son ensemble, c’est-à-dire dans l’eau, à la surface de l’eau, à 20 milles lieues sous les mers, et au bord de l’eau.
On pourra donc découvrir un série d’anémones de mer, parfaitement acclimatées aux températures « glaglatesques », des poissons dont le sang est doté d’un antigel leur permettant de supporter des températures négatives. On peut assi observer des calmars… et plein d’autres espèces mais je ne rentrerai pas dans les détails.

 

A présent, nous nous dirigeons vers la zone pacifique.

… et la grande star de l’océanorium. J’ai nommé la loutre !
En effet, difficile de passer à côté de ces deux petites rigolottes qui devant des les visages hilares des enfants (et des adultes) s’adonnent à quelques accrobaties, avant de se laisser porter, bien cool, par le courant.

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Le Pacifique, c’est le plus grand des océans. 155 557 000 km² (à quelques centimètres près). Cela représente 45% de la surface des océans.
L’habitat a été recréé avec une température d’environ 17°c. On peut voir des rochers recouvers de quelque chose qui s’apparente à des moules. Mais où sont les frites ?

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Nous continuons notre découverte du monde Pacifique. En explorant les fonds marins cette foi-ci.
On retrouve donc des aquariums accueillant tout ce beau monde.
Crabes géants de 3m d’envergure, pieuvres, étoiles de mer de couleur pourpre ou violet… voilà ce qu’on peut admirer.
Sans oublier les hippocampes, et les nombreuses espèces de poissons tels que les anguilles.

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Enfin, nous arrivons à la dernière zone à explorer :

L’océan Indien.

Nous commençons évidemment avec la zone côtière.
Et là, je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup, car j’avoue ne pas me souvenir de ce qu’il y avait. Il me semble, une reconstruction d’une mini forêt tropicale, mais je n’en suis pas sûre à 100%. La visite date et cette partie-là n’a pas dû me marquer plus que cela…

En revanche, je me souviens bien de la présentation de la vie aquatique.
Avec sa pieuvre géante dont les tentacules s’agrippent telles des ventouses à la vitre.
Avec la famille Némo, poissons clowns de leur état.

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Les méduses, et coraux multicolores ne manquent pas d’émerveiller petits et grands. C’est beau, ça fait de la lumière dans le noir. Ça plait !
Les poissons également rivalisent de couleurs. On se croirait dans un kaleidoscope géant.
On en prend plein les yeux, et ça, c’est super génial !

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Une dernière fois, je jette un oeil sur le bassin principal. Un mérou est tranquillement posé au fond, l’air de regarder les visiteurs. Une raie manta passa nonchalamment devant nous. Elle vit sa vie et n’a pas l’air de se soucier de nous… Un spectacle agréable aux yeux…

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A part les aquariums, qu’est-ce qu’il y a ?

Outre le fait d’admirer des poissons et des coraux, l’océanorium propose d’autres activités.
On pourra bien sûr voir quelques reportages sur la mer, la pêche, la protection des océans. Il y a d’ailleurs un documentaire sur la pêche à la morue.

Le site propose également des activités pour les enfants. L’une d’entre elle remporte un grand succès, il s’agit de Dors avec les requins. Le but est de passer une nuit au milieu des poissons (enfin des aquariums) pour s’imprégner de l’ambiance, et du silence de la mer.

 

 

La visite est terminée, on fait le bilan.

Pourquoi, si vous êtes de passage à Lisbonne vous devez absolument visiter l’océanorium ?

  • Parce qu’il est bien agencé, tout est bien expliqué
  • Parce que le prix est abordable (10€)
  • Parce que vous allez apprendre plein de choses sur les océans
  • Parce que… c’est super et puis c’est tout

Pourquoi manquer une telle visite ?

  • Parce que vous n’avez aucun sens de l’orientation et vous n’avez jamais trouvé ce foutu aquarium.
  • Parce que vous êtes requinophobe.

A part ça, hier je suis allée au Manten, un restaurant japonais, et j’ai mangé des makis et des sashimis ^^

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La traversée du pont de Brooklyn

Mes quinze jours passés à New York en juin 2010 m’ont permis de découvrir pas mal de choses. Des incontournables comme le Moma aux lieux plus insolites tel que le Wave Hill, un parc très sympathique situé dans le Bronx.
Cet article porte sur ce que je considère comme un incontournable pour tout touriste qui se respecte : Le pont de Brooklyn. Ou Brooklyn Bridge in english.
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Deux ou trois mots sur ce pont

Je ne vais pas vous blablater 10 pages sur l’Histoire du Brooklyn Bridge, ses dimensions, sa construction, ni vous faire l’arbre généalogique de la famille du constructeur. Pour celles et ceux qui seraient intéressés par le sujet, Wikipédia détaille tout cela.
Donc, pour faire court :
Il s’agit de l’un des plus vieux pont suspendus. Sa longueur avoisine les 2 km. 14 ans de travaux ont été nécessaires pour construire cet édifice, qui ne se fit pas sans mal, puisque plusieurs personnes décédèrent durant ce projet.
Aujourd’hui c’est un véritable symbole de la ville de New York, et ce n’est certainement pas par hasard s’il est classé monument historique.
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Un pont pas trop loin…

De l’hôtel.
Nous avions décidé d’aller fouler le Brooklyn Bridge un matin alors qu’il ne faisait pas trop chaud. Et oui, lors de notre séjour Américain nous avons eu droit à des température quasi caniculaires : entre 30 et 35°c. Parfois plus. A New York de telles températures sont rapidement insuportables.

Nous avions la chance qu’un bus partant de notre hôtel passe non loin du pont. D’ailleurs, nous n’avions pas réalisé que ce dernier était si proche de notre hôtel, à tel point que nous avons failli rater l’arrêt.
Enfin, nous accédons au Pont en lui-même. Et ma première surprise est très positive car je découvre qu’il existe un accès piétons bien séparé de l’accès pour véhicules motorisés qui, eux, effectuent la traversée via un pont situé juste en-dessous. J’avais toujours cru que les deux se faisaient par la même route.

En clair, je vais pouvoir me mettre en plein milieu du pont sans risquer de me faire écraser, et ça c’est super chouette.

 

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Le soleil Brille, brille, brille sur le Pont de l’East River

Promenade sur le Pont.

Si traverser le Pont de Brooklyn n’est pas aussi physique qu’un Trekking dans l’Himalaya, il est toutefois utile avant de s’y rendre de connaitre quelques petites choses utiles.

La traversée fait 2km. Le pont est situé au-dessus de l’eau, donc il y a risque de vent glacial l’hiver. L’ombre est plutôt rare, alors attention au coup de chaud l’été. Pour cela, mieux vaut éviter d’y aller en plein midi. Pour notre part, nous avons préféré nous y rendre le matin, mais à ce qu’il paraît la traversée à la tombée de la nuit est également très intéressante.
Sur le pont, il n’y a pas de toilettes, donc pensez-y avant de commencer la traversée :-D. Pensez aussi à prendre une bouteille d’eau s’il fait chaud. A moins que pour vous débourser 2$ pour une bouteille de 50cl ne vous pose pas de problème.
Enfin, l’ombre sur le pont est assez rare, voir inéxistante. Avec la réverbération de l’eau, attention aux coups de soleil et autres insolations.

 

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Et là, j’en entends déjà certains émettre des objections : Oh mais 2km c’est vite fait, en 30 minutes maxi 40 c’est torché.
Oui mais non ! Traverser le pont de Brooklyn quand t’es touriste, ce n’est pas se contenter de marcher dessus.
C’est admirer de près l’architecture de ce pont.

 

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L’architecture Néo-gothique associée aux câbles de suspension qui font nettement plus moderne lui confère un aspect assez unique.
L’architecte avait d’ailleurs prévu des armatures six fois plus solides que nécessaires, d’où le nombre important de celles-ci.
Le sol est fait de planches de bois clouées. Ça ajoute également à l’aspect rustique du pont. Et rassurez-vous, aucune crainte à avoir quant à la solidité. A ma connaissance, personne n’est passé à travers une latte ^^.

 

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C’est également en profiter pour regarder Manhattan et ses immenses buildings.

En effet, depuis le pont de Brooklyn on a une vue imprenable sur Manhattan.
« Oh, on voit le Woolworth Building ! – Regaaaarde, c’est l’Empire State là-bas – Elle est où la Chrysler Building ? Ah ouiiii ! je la vois !! – Heeey, derrière toi y a la Statue de le liberté ! – Euh, c’est quoi ce grand immeuble ? j’sais pas mais il est trooop grand. »

Le recul permet de s’apercevoir que tous ces gratte-ciels bah ils sont vachement hauts. Oui, oui je le savais déjà, mais depuis le pont j’ai trouvé ça plus impressionnant qu’en étant tout près de ces immeubles.

 

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Enfin, pour le touriste lambda, traverser le pont de Brooklyn c’est également photographier tous les 10 mètres.
« Trop bien la photo de Manhattan avec la structure du pont en premier plan ! – Ah oui, mais d’ici j’ai les câbles devant et ça fait trooop comme si t’étais en prison – Attends, j’essaie de zoomer sur l’Empire – Han, viiiiiiite, y a personne, on peut prendre une photo du pont sans touriste dessus – Tiens, je sais pas ce que c’est que ce truc mais c’est beau, je prends en photo – Mais bien sûr, monsieur le touriste que je peux vous prendre en photo avec votre appareil. Vous faites pareil pour nous, s’il vous plaît ? – Attends, je recommence ma photo de la Chrysler parce que celle d’avant elle était pas bien. – Hey, j’ai même pas photographié les tours néogothiques, j’y retourne. »

 

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Vous comprendrez pourquoi notre traversée aura duré au total plus de 2 heures.
Finalement, nous quittons le pont côté Brooklyn. Il y a d’ailleurs un passage piéton assez long et monotone entre la fin du pont en lui-même et l’entrée dans Brooklyn.
Nous arrivons non loin d’un carrefour où quelques bus y passent. Nous décidons d’en emprunter un et de nous rendre au Botanical Garden, un jardin très sympathique.

 

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Et si c’était à refaire ?

Traverser le pont de Brooklyn est pour moi une chose que je n’aurais raté pour rien.
La vue sur Manhattan y est unique.
Le fait de pouvoir marcher tranquillement sans avoir des voitures autour de soi est appréciable.
Il y a de jolies photos à faire.

Si l’occasion m’était donnée de retraverser ce pont, j’aimerais le faire à la tombée de la nuit. Histoire de voir Manhattan autrement.

L’article où je prends de la hauteur

Après deux escapades en Russie, je vous emmène aujourd’hui à New York.

En effet, en Juin 2010, j’ai passé 15 jours à New York. Et c’était super chouette !!
Quinze jours, ça permet de visiter pas mal de choses, des sites les plus connus aux plus insolites. Mais n’empêche que j’ai quand même pas tout vu de la grosse pomme…

Parmi ces sites, il y a bien sûr quelques incontournables. L’Empire State en faisait partie. Il était hors de question que je quitte la ville sans l’avoir explorée du haut d’un gratte-ciel.

Nous avons choisi d’y monter de jour. La vue de nuit sur New York, ce sera depuis la Rockefeller center.

 

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Empire State of mind

Quand on est au cœur de Manhattan, au milieu de tous ces gratte-ciel, l’Empire State ne se voit pas de partout, les autres tours étant très proches. Mais pas de panique ! Les points de vue qui permettent de contempler la tour ne manquent pas.

Voir L’empire d’en haut
Quoi ??? Y’a une tour plus haute que l’Empire ? Nan, nan ! Pas depuis l’effondrement des Twin tower en 2001. En réalité, je vous parle de la vue depuis l’avion, à notre arrivée. Tous ces gratte-ciel c’est impressionnant. Mais l’Empire, l’est encore plus !!

 

Voir l’Empire de loin
Le bateau qui mène à la Statue de la Liberté est un bon moyen d’observer Manhattan et ses grands buildings. De ce point de vue, l’Empire State domine la ville. Avec sa flèche et ses 443 mètres, y a pas à dire, il en impose.
Si vous vous promenez sur le Brooklyn bridge, vous serez plus proche du monument, et c’est alors surtout le haut qui se détachera des autres buildings.

Enfin, même au cœur des gratte-ciel, les occasions de voir l’Empire State ne manquent pas. Au détour d’un carrefour, ou par exemple depuis le Bryant Park.

 

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Voir l’Empire State building de près… et y entrer.

L’intérêt de monter dans cette tour, c’est de pouvoir y contempler New York d’en haut. Il faudra donc privilégier une journée ensoleillée… ou une nuit claire. Forcément, si la vision est obstruée à 3 mètres, vous risqueriez d’être frustrés.
Nous avons eu de la chance, puisque nous avons bénéficié de 15 jours de soleil.

 

Nous voilà donc, en ce bel après-midi de juin, nous dirigeant vers l’Empire.
Nous sommes au pied du monument et la première chose qui me vient à l’esprit est : « Rhopitin ! Mais c’est vachement haut ! ». Ceci était la réflexion philosophique de l’article.

La base du monument est massive, large. Il se pose là, quoi ! Mais au fil des étages, le bâtiment s’amincit pour finir en pointe avec sa flèche, telle une pyramide à degrés. Sauf que y a pas de momies dedans.
Architecturalement, on ne peut pas dire que L’Empire State soit beau. New York regorge de gratte-ciel bien plus élégants ou originaux, tels que la Chrysler Building, le flatiron, la BOA tower ou encore le Woolworth building et le Metropolitan Life Tower (je pourrais continuer ma liste, tant les buildings se succèdent et ne se ressemblent pas). Mais l’Empire State c’est le plus grand, le plus haut !

 

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Je ne vais pas vous faire tout l’historique ni vous barber avec des dizaines de chiffres sur sa construction, cependant, quelques informations s’imposent.
L’empire State Building a été construit en… 14 mois ! Entre mars 1930 et mai 1931. Ce ne sont pas moins de 4300 ouvriers qui se relayaient afin d’ériger 4 étages toutes les 1 semaines ½. A l’époque, la sécurité des ouvriers passait au second plan, voir même au troisième. Vous avez certainement vu des images des « sky boys », ces hommes perchés sur les armatures métalliques, au-dessus du vide, sans aucune protection.
Ainsi, le 1er mai 1931 l’Empire State Building, ses 381 mètres, ses 102 étages et ses 365 000 tonnes étaient inaugurés.
Pour le reste de l’histoire (la crise, la course à la hauteur, les différents propriétaires…), je vous invite à fouiner sur le net, si vous le souhaitez.

On entre pour visiter ?

Nous nous avançons vers les guichets afin d’acquérir notre billet d’entrée. Sur place, nous n’avons rien déboursé puisque nous étions en possession de la New York pass. Il s’agit d’une carte valable 7 jours pour un prix d’environ 160 $ et donnant accès à une cinquantaine de sites, ainsi que des réductions dans des magasins ou des restaurants. A la fin de notre quinzaine, nous avons calculé que cette carte nous avait fait économiser pas loin de 200 $.
Autrement, l’entrée vous coûtera 21 $ pour monter au 86ème étage + 41 $ si vous voulez tester le skyride. Les deux étaient compris dans notre New York pass.

L’Empire State Building étant LE lieu touristique de Big Apple (avec la statue de la liberté), il y avait bien sûr du monde. Cependant, je ne le mentionnerais pas comme point négatif pour deux raisons. La première, c’est un lieu touristique donc pas de quoi s’étonner qu’il y ait du monde (ça me fait toujours marrer les gens qui râlent parce qu’ils sont pas tout seul dans un musée). La deuxième raison, parce que le temps d’attente est très raisonnable et le flux est très bien organisé.

Une fois les billets en main, nous passons un portique de sécurité. A moins que ce ne soit avant, je ne sais plus. Ou avant et après ? Et oui, depuis les attentats de 2001, les ricains ils ne plaisantent pas avec la sécurité.

 

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Notre visite commence par une petite vidéo sur l’Historique de l’Empire State Building. C’est en anglais (logique) et il n’y a pas de casques de traduction en langues étrangères. Si vous ne maîtrisez pas l’anglais, vous pourrez toujours vous contentez des images qui sont, cela dit, fort intéressantes. Le film ne dure pas très longtemps et ne m’a pas du tout paru rébarbatif (contrairement à celui de la Rockefeller qui était d’un ennui mortel).
Tout cela, c’était juste histoire de nous faire patienter avant…

 

Le Skyride.

Le Skyride est une attraction fort sympathique qui permet de visiter New York virtuellement. Il s’agit d’un simulateur aérien. C’est assez sympa pour avoir une bonne idée de la ville et permet de visualiser les principaux monuments. Cela dure une quinzaine de minutes, ce qui est pas mal du tout.
cette expérience très enrichissante terminée, nous allons à présent nous diriger vers les ascenseurs menant au 86ème étage, lieu où se trouve l’observatoire.

Nous attendons patiemment notre tour dans la file d’attente.
Bien sûr, afin d’agrémenter cette attente, des photographes nous proposent d’être prises en photo. Le principe : on photographie les personnes assises sur un muret devant un fond vert, puis on fait un montage. Ainsi, on se retrouve assis sur une structure métallique « comme les sky boys ».
Comme nous savions que nous ne prendrions pas la photo, nous avons refusé de nous prêter à la séance photo. Mais c’est qu’il a insisté, le photographe !! On avait beau lui expliquer que non, ça ne nous intéresse pas, il tenait absolument à ce qu’on s’assoit sur son foutu muret. Qu’on me propose, je le conçois, c’est son métier. Mais qu’on me force… grrrrr. Heureusement, derrière nous il y avait un groupe de japonaises qui, elles, étaient trop super contentes de pouvoir se prêter au jeu.

 

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Je ne suis ni aussi agile, ni aussi forte, ni aussi poilue que King Kong, alors j’ai fait comme tout le monde, j’ai pris l’ascenseur

Enfin, nous accédons au 1er ascenseur.
Celui-ci nous mènera au 82ème étage en une minute chrono ! C’est hyper rapide, mais pas de panique, l’effet de la vitesse ne se fait pas sentir et personne n’a été malade à l’arrivée ^^.

Puis, nous prenons un dernier ascenseur, plus petit et plus lent cette fois-ci, nous permettant d’accéder au 86ème étage et son observatoire à 360°.
Durant notre attente, nous avons eu le temps de jeter un œil aux salles, aux plafonds, aux murs, etc. J’avoue que je ne me souviens absolument pas de ce qu’il y avait à voir. En plus, je crois me souvenir que les photos étaient interdites.

Parce que moi, ce qui m’intéressait c’était bien évidemment…

Le 86ème étage.

 

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Du haut de cette tour, des dizaines de touristes vous contemplent

Ça y’est nous y sommes !!! On est en haut de l’Empire State Building.
Nous sommes dehors et enfin nous pouvons faire le tour pour voir New York d’en haut.

Il fait beau, il fait même chaud, le soleil est au rendez-vous, la vue est dégagée sur des kilomètres. Toutes les conditions sont réunies pour jouir du spectacle qui s’offre à mes yeux.
Et ce spectacle, il est tout simplement Wahou !!

Toute la ville se trouve là, à mes pieds, 300 mètres plus bas.
Tout d’abord, j’ai jeté un œil en contrebas, histoire de me rendre compte de la hauteur. C’est tout simplement impressionnant. Epoustouflant !
Jusqu’alors, le plus haut monument dans lequel je suis montée c’était le 2ème étage de la Tour Eiffel. Et déjà, la grande Dame permet de prendre une certaine hauteur. Mais là… ce n’est même pas comparable !!
Hauteur et sécurité obligent, un grillage est placé tout autour de la terrasse. Cependant, il ne gêne en rien la vision puisque celui-ci est suffisamment aéré pour pouvoir y glisser son appareil photo ou sa caméra et ainsi prendre une photo sans avoir le grillage.

Et ça tombe bien, parce qu’avec une telle vue, j’ai été prise d’une véritable frénésie photographique. C’est bien simple, il y a tellement de choses à voir que je n’ai sais plus où donner du clic.

 

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Car de prime abord, on pourrait se dire que New York ce ne sont que des buildings.
Certes, la ville est une succession de tours, mais depuis l’Empire State et bien on se rend compte à quel points ces buildings sont différents les uns des autres. C’est une véritable forêt de pierres et d’aciers.

De mémoire il n’y avait pas de table d’orientation. Aussi, nous avons joué à « mais quel est donc ce gratte-ciel ? ».
Celui-là c’est facile, c’est la Chrysler building. Et là-bas c’est là où nous étions l’autre soir, la Rockefeller. Et puis, oh regarde ! D’ici on voit la Statue de la liberté ! Et mais c’est quoi ces tours tout là-bas ? Mais c’est le New Jersey bien sûr…
Par ici, j’ai une vue imprenable sur Central Park. Et force est de constater que c’est carrément gigantesque !!
De ce côté je peux voir le Macy’s, le plus grand magasin du monde (je crois).
Et là, c’est Times Square et ses flots de touristes.
Je vois les taxis jaunes. D’ici on dirait des voitures majorette ^^.

Décidément, les choses à voir et à découvrir sont si nombreuses que je n’ai pas vu passer le temps. Nous sommes restées sur la plateforme une bonne trentaine de minutes à contempler New York et ses environs.

 

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Ce qui m’a agréablement surpris, c’est le fait que malgré le nombre de touristes, je ne me suis pas sentie oppressée sur cette plateforme.
En effet, j’ai toujours pu accéder au muret afin de pouvoir photographier facilement la ville. A aucun moment je n’ai été bousculée, et chose très appréciable, jamais un employé ne nous a pressées de quitter un point de vue quelconque.
Non seulement c’est très appréciable car cela permet de visiter dans de bonnes conditions, sans avoir l’impression d’être pris pour pigeon, mais en plus, cela démontre que l’organisation est au top. Alors, même si c’est vrai qu’on fait un peu la queue aux ascenseurs, et bien au moins, là haut on a tout loisir de profiter de la vue.

 

 

Retour sur le plancher des vaches

Avant de reprendre l’ascenseur, nous passons par l’incontournable boutique de souvenirs. Une tite cuillère pour ma môman qui fait la collection. Des cartes postales pour envoyer et pour garder… Contrairement à ce dont je m’attendais, les prix étaient moins prohibitifs que dans d’autres magasins de souvenir.
Nous montons dans l’ascenseur, et effectuons notre descente.

 

Et voilà ! Je l’ai fait. Je suis montée dans une des plus hautes tours du monde…
Et j’ai adoré !

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