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Promenade sur l’île de Kiji

Après vous avoir emmenés dans le métro Moscovite, je vous propose aujourd’hui une petite balade sur une île du Lac Onega : L’ïle de Kiji

Kiji (ou Kizhi, mais ça se prononce pareil), fait partie des sites que j’ai visité lors de ma croisière Saint-Pétersbourg – Moscou à bord du Krjijanovsky (ou Krjijanovski, mais ça se prononce pareil).

 

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Kiji, où c’est ? quoi qu’il y a ? Comment c’est ?

L’île de Kiji se situe au Nord Est du lac Onega, le deuxième plus grand lac Européen, après le lac Ladoga. Le lac Onega fait tout de même 9720 Km².
C’est la Région appelée Carélie. Kiji fait en partie d’un archipel de 5000 îles et îlots. Avec ses 7 km de longs et presque 1km de large, c’est la plus importante.

 

Kiji, des païens aux orthodoxes…

… Où comment le site s’est construit.

A l’origine, l’île était un site sacré pour les païens Caréliens de langue Ugrique (j’aurais bien aimé faire Ugrique en troisième langue au lycée moi).
Puis, au 11ème siècle, les russes débarquent dans les environs. Ils trouvent la Région super jolie. Sont vachement contents de leur découverte, quoi ! Oui, mais voilà… Ils découvrent aussi que les gens sur cette île ne sont pas chrétiens. Et ça, bah spa possible !
Alors, vite, il vont remédier à cette grossière erreur en y fondant une chapelle.

L’île bénéficie d’un gros avantage, elle est très fournie en gibiers, poissons et terres arables. Cela attire donc de nombreux migrants.
Ça attire aussi les « puissances » voisines. Forcément, sont pas tarés : gibiers + poissons + agriculture = des sous-sous. Alors si les sous ils pouvaient aller dans leurs caisses…
Le premier de la liste fut Novgorod, jusqu’en 1478. A cette date, elle est annexée par la Moscovie (Région de Moscou). Par la suite, elle ira entre les mains des Polonais (z’ont des grosses mains dis donc), des lituaniens (non ! euh aussi ?), et des suédois (décidément…) avant d’être définitivement récupérée par les Russes (…)

Bon, j’ai résumé pas mal l’histoire, mais vous savez l’essentiel.
Passons sans plus tarder à ma visite à moi, celle que j’ai pu faire avec notre guide local : Dimitri.

 

 

Merci d’éteindre votre cigarette avant d’entrer sur le site

Ouep, c’est comme ça, c’est interdit de fumer sur l’île.
Pourquoi donc ? Parce qu’ici tout est fait en bois. Et le bois ça brûle (Et l’eau ça mouille)
D’ailleurs pour rentrer sur le site, on passe d’abord dans un petit chemin surélevé par des planches de bois.

Le groupe est assez nombreux, donc on est divisé en plusieurs petits groupes qui aura chacun son guide. Pour nous ce sera Dimitri, guide qui s’avéra fort sympathique, connaissant parfaitement son sujet. Grâce à l’amour qu’il a de son métier et de son pays, il a rendu cette visite fort agréable. En plus il maîtrisait très bien le français, ce qui était bien appréciable pour pouvoir lui poser des questions. Et puis, il était très ouvert à la critique. En résumé ce fut un très bon moment d’échange que l’on a pu passer durant cette visite.
Un guide comme on n’aimerait en avoir plus souvent !!

 

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A votre droite, une cathédrale

L’île de Kiji se visite principalement pour une chose : La Cathédrale de la Transfiguration.
D’ailleurs, depuis le bateau on ne voit pratiquement que ça. Faut dire qu’avec ses 37 mètres de hauteur c’est pas facile de passer inaperçu !
C’est donc naturellement que nous commençons la visite par cette église. Enfin visite extérieure parce que c’est interdit d’y rentrer.

Bon ok y’a une grande cathédrale, et alors ? Elle a quelque chose de spécial ?
Bah un peu tiens, qu’elle a quequ’chose de spécial !! Elle est tout en bois. Que du bois, rien que du bois. Même pas un clou.
Et puis d’habitude une église orthodoxe comporte 3, 4, 6, maximum 12 bulbes. Ben celle-là elle en a 22 !!!

Tout en bois ? Ils avaient des réductions chez Leroy Merlin ou quoi ?
En premier lieu, sachez que cette église n’est pas toute récente, puisqu’elle a été construite en 1714.
Le bois utilisé est le sapin. Pourquoi ? Parce que dans les environs c’est cet arbre qui est présent. Dans le genre logique… On a utilisé aussi de l’écorce de peuplier.
Malheureusement on n’a pas pu visiter l’intérieur puisque l’église est en restauration jusqu’en 2008. Et que moi, j’ai visité en 2006. Et oui ! Le bois travaille.
Enfin n’empêche. Rien que de voir l’extérieur ça vaut le détour !
Il est assez intéressant d’observer la cathédrale à différents moments de la journée. En effet, ses bulbes changent de couleur selon la lumière. Lorsque nous sommes arrivés sur l’île en début de matinée, les bulbes étaient assez gris, marrons. Mais quand nous avons quitté les lieux, vers 12h, le soleil donnaient au monument des reflets argentés.

 

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A votre gauche, une église

Nous marchons une cinquantaine de mètres, et là, que voit-on ? Oui, une église !!
L’église de L’intercession.
Mais, mais, mais ? Y a-t-il tant de russes qui viennent prier là, qu’ils ont fait deux églises ? Ou alors il leur restait du bois inutilisé ?
Comme vous le savez sûrement, en Russie l’hiver il fait froid. Ça peut descendre à -30°c tout de même, alors glagla quoi ! Et comme vous les savez, un grand monument c’est plus difficile à chauffer qu’un petit. Alors les russes ont eu une super idée : Ils construisent deux églises côte à côte. Une grande pour l’été quand il fait beau, et une petite pour l’hiver quand il fait froid.
Voilà comment on fait des économies de chauffage.

L’église de l’Intercession a été construite en 1764. C’est sûr, à côté de la cathédrale de la transfiguration, elle fait petite. La structure y est assez simple. L’église est surmontée de neuf bulbes.
En 1862 on y ajouta un clocher octogonal en bois.

Nous avons pu visiter l’intérieur de l’église. Celle-ci est constituée de deux salles de tailles assez petites.
Dans la deuxième, celle au fond, on peut y admirer les iconostases.

 

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Une iconostase c’est un mur avec tout plein d’icônes dessus, dans les églises orthodoxes. Elles séparent le clergé célébrant la messe des paroissiens. Une iconostase est considérée comme une porte vers le monde divin.
Et dans la première salle on trouve, bah, en fait je sais plus… Bon, il y avait des icônes aussi, mais y’avait pas que ça… m’enfin bref.
Même que les icônes elles étaient très jolies. Le reste aussi je crois que c’était beau…

 

 

Un peu plus loin une église

Encooore une église ??
Oui mais là c’est une toute petite église. Une mini église. Une églisounette.
Il s’agit de l’église de la Résurrection de Lazare.

 

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Mais quelle idée qu’ils ont eu de construire cette église ? Ils en ont déjà deux ça leur suffit pas ?
Oui mais non. Parce qu’en fait celle-là a été construite avant les deux autres. Elle date de 1391. Ce serait le plus ancien édifice en bois construit en Russie.
Hélas, on n’a pas pu visiter l’intérieur. Mais une chose est sûre, l’église elle est petite.

 

 

Bon, et à part des églises y’a autre choses sur l’île ?

Mais bien sûr !! En fait, on trouve divers bâtiments typiques russes rapportés d’autres régions de Russie dans les années 1960. Ceci pour faire de l’île un musée en plein air.
On peut donc y voir :

La chapelle de l’Archange Saint-Michel (euh… on avait dit à part les églises..).
Une jolie réalisation datant de la fin du 18ème siècle. Elle est identifiable à son double toît surélevé d’un unique bulbe.

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Un moulin à vent.
C’est même le plus vieux de Russie. Mais ce moulin ne se contente pas seulement d’un record de longévité. Il détient en outre le record mondial du nombre d’ailes : huit !

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Des « bani »
Ce sont des saunas traditionnels. Et oui ! nous sommes proches de la Finlande, le pays du sauna.
Ils s’agit d’une petite cabane en bois construite sur pilotis. A l’intérieur on trouve un foyer pour permettre de chauffer, et des banquettes.
Il paraît que pour que le sauna soit efficace, il faut se rouler dans la neige ou plonger dans l’eau glacée. Tout nu bien sûr, sinon c’est de la triche ! Malheureusement, je n’ai pas pu tester, il n’y avait pas de neige. C’est bête.
Une isba.
L’isba c’est la maison traditionnelle russe. Toute famille russe actuelle (pas trop pauvre quand même) se doit d’avoir sa isba à la campagne.
On a eu droit à une visite commentée. Et une chose est sûre, c’est super bien pensé et aménagé.

La société paysanne russe du XIXème siècle suivait un modèle patriarcal. En effet, même après leur mariage, les fils restaient dans la maison de leurs pères, tandis que les filles devaient quitter leur maison pour suivre leur mari. Les maisons accueillaient donc beaucoup de personnes regroupant la plupart du temps plusieurs générations.
Dans cette région, l’hiver étant particulièrement long et froid, les maisons étaient aménagées de telle façon qu’il n’était pas nécessaire de sortir trop souvent.
Concrètement, une isba se compose d’une grande pièce principale, généralement surélevée. C’est ici que vivent et dorment tous les membres de la famille. Et qu’ils mangent aussi.
Les autres pièces sont destinées au travail, comme les étables, la ferme ou encore la batellerie. Ceci permettait de continuer à travailler l’hiver, sans pour autant être obligé d’affronter le froid. Les bateaux pouvaient être remisés afin d’être prêts à voguer dès les premières fontes de glace.
N’empêche que t’avais intérêt à bien t’entendre avec tout le monde, parce que vivre cinq mois enfermé avec quinze personnes ça ne devait pas être facile tous les jours.

L’intérieur de la ferme de Kiji a été entièrement restauré afin de faire découvrir aux touristes la vie quotidienne de la région.
On a pu d’ailleurs observer une femme en train de filer la laine. Femme qui doit être sur quelques centaines de photos souvenirs à travers le monde.

Mais, ce n’est pas parce que les russes restaient longtemps à l’intérieur de leur habitation qu’ils ont pour autant négligé l’aspect extérieur. Bien au contraire.
L’isba est une véritable œuvre d’architecture. Les balcons et les volets sont finement ornés et sculptés, et profèrent à cette habitation un aspect qui va au-delà d’une simple habitation paysanne.

 

 

Mais Kiji c’est aussi la nature

Et oui, quand on se trouve sur l’île, on a l’impression d’être au milieu de nulle part, presque seuls au monde. Pas de bruit de circulation, pas (trop) de pollution. Juste les hommes, les oiseaux, les moustiques, l’herbe et l’eau. Et puis des fleurs aussi. Et des arbres. Et j’allais oublier les serpents, mais pas de panique les morsures sont extrêmement rares si on fait un minimum attention.
Une nature sauvage dans laquelle il est bon de se balader. Je n’ai qu’un seul regret, qu’on ait eu peu de temps libre pour en profiter. Les inconvénients des voyages organisés…
Il paraît que l’été l’île est envahie par les moustiques et les taons. Sur ce coup on a eu de la chance puisque nous n’avons croisé que quelques moustiques qui ne semblaient pas intéressés par le sang humain.

 

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Kiji, une île à touristes

Ok, Kiji a beau représenter la vie typique de la Carélie. Elle est un miroir sur le passé. Un pont entre hier et aujourd’hui. Mais les habitants faut bien qu’ils vivent. Et puis les Russes ils sont pas bêtes, ils savent bien que, qui dit touristes, dit des sous potentiels.
Alors, vous me croirez si vous voulez, mais figurez vous qu’ils ont installés des boutiques souvenirs. Ouais ! Et même qu’ils les ont installées à l’entrée (ou à la sortie) de l’île, là où les bateaux accostent. Qu’ils sont futés ces russes !!
On trouve aisément de quoi faire plaisir à toute la famille : Les Matriochkas, des colliers d’ambre, des chaussettes en laine pour avoir bien chaud l’hiver, les tasses avec la cathédrale de la Transfiguration dessus… Enfin bref tout plein de souvenirs qu’on trouve un peu partout en fait.
A la différence que les prix sont ici plus abordables que dans beaucoup de boutiques moscovites.
Ma maman elle a acheté une petite cuillère avec l’image de Kiji. Parce qu’elle fait la collection de petites cuillères ma maman. Qui a dit on s’en fout ?
Voilà, la visite de l’île est terminée. Il va falloir se diriger vers le bateau pour naviguer vers notre prochaine destination, non sans avoir pris une dernière photo de la cathédrale pour le souvenir.

 

 

Si je vous dis que j’ai aimé cette visite, ça vous étonne ?

En effet, cette excursion à Kiji restera un de mes meilleurs souvenirs de mon voyage Russe, avec la Place Rouge de Moscou.
Pour la sérénité et le calme qui règne à cet endroit.
Pour l’architecture époustouflante qui se marie parfaitement avec la nature sauvage.
Pour le guide local exceptionnel qui nous a transmis sa passion pour sa région, son pays.

Une chose est sûre, après la visite de l’île on comprend pourquoi celle-ci est classée au patrimoine de l’UNESCO.

Comme je l’ai dit dans l’article, ma visite date de 2006. J’aurais voulu vous proposer plus de photos, malheureusement, j’en ai perdu une partie… J’espère que celles que j’ai posté vous plairont.

Voyage dans le métro de Moscou

Si vous envisagez de faire un séjour à Moscou, tous les guides vous conseilleront d’aller visiter le Métro de Moscou. Ça fait partie des incontournables. Et pour cause : Il s’agit d’un des plus beaux métros du monde.
 

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Quelques chiffres et données historiques

Je vais faire court, histoire de ne pas vous bassiner inutilement.
La première ligne a été inaugurée le 14 mai 1935.
En 1941 le métro a deux fonctions : transporter les gens, et les abriter durant les alertes aériennes.
En 1947 le métro est récompensé de l’ordre de Lénine pour son organisation modèle du travail, pour le transport de la population et la maîtrise des techniques mises en œuvre.
Quotidiennement, il transporte plus de 7 Millions de personnes. (Celui de Paris en transporte 4.5 Millions).
Le métro de Moscou est l’un des plus profond au monde. Il détient d’ailleurs le record avec une station enfouie à 90m sous-terre.

 

J’ai visité pour vous

C’est à l’occasion d’une croisière Saint-Petersbourg Mouscou que j’ai eu l’occasion de visiter le métro moscovite. J’ai alors eu droit à une visite guidée.

Me voilà donc partie avec le groupe et le guide à la découverte du Métro. Durant le trajet en car pour rejoindre la station, la guide nous a fait un petit topo historio-politico-écono-touristique du Métro. En gros, ce que j’ai écrit juste au-dessus mais un peu plus développé, sauf que je me souviens plus vraiment du « développé ».

Nous voici arrivés à notre station de départ : Beloruskayia

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Là notre guide nous dit de faire très attention en empruntant l’escalator, car ceux de Moscou sont particulièrement rapides. Alors comme j’écoute ce qu’on me dit (oui, oui ça m’arrive!) j’accède prudemment à la première marche et… bah rien parce que franchement j’ai pas vu la différence de vitesse d’avec n’importe quel escalator.
Et on descend, on descend. Et même qu’on se dit que quand l’escalator il est en panne ça doit être bien galère, parce que mandieu que c’est profond !! D’ailleurs, pour pallier à tout problème escalatorien, on trouve un employé au pied de chaque escalator, afin de pouvoir remédier le plus vite possible à tout problème. Employés, majoritairement des femmes, qui, pour la plupart, dépassent allègrement les 65, voir 70 ans.

Enfin on arrive au cœur de la station.
Et là je vous assure que ça claque !! On m’avait dit que c’était le plus beau Métro du monde, et bien je le crois volontiers.
Des tableaux de peinture ornent les plafonds, toutes plus belles les unes que les autres.

 

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Et ce qui est encore plus intéressant, c’est que chaque station de Métro est décorée différemment, et chacune vaut le coup d’œil.
Dans l’une les murs sont recouverts de marbrure ou dorure, tandis que la station vous présentera une collections de statues de bronze.
Bien sûr on n’a pas visité les 162 stations avec la guide, mais seulement les plus belles. Mais par la suite j’ai repris le métro toute seule (enfin avec ma sœur et mes parents) et donc j’ai pu en découvrir un certain nombre. Et vraiment, elles méritent toutes qu’on y jette un coup d’œil. Même les plus anodines présentent un certain charme.
Bref, c’est un véritable musée sous-terrain.

Bon ok c’est beau, c’est magnifique, sublime… Mais il faut noter que la plupart des stations datent de l’époque Stalinienne… Et donc ont été décorées selon le mode… Stalinien.
En conséquence, les bas-reliefs ont tous un je-ne-sais-quoi de communiste, les statues représentent la gloire des travailleurs. Il y’a d’ailleurs une station de métro entièrement dédiée à la jeunesse communiste ayant participé à la Révolution d’Octobre 1917. Une autre station est entièrement décorée sur le thème « une journée dans le pays de Socialisme ».

 

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M’enfin, communisme, socialisme ou pas, le métro reste le plus beau du monde.
Après avoir admiré la première station. Nous testons le métro lui-même. La rame quoi !
Première impression, fait vachement chaud là-dedans
Avant de monter, la guide nous avait dit que le métro était très rapide et démarrait assez brusquement. En gros, il passe de 0 à 90km/h en moins de 2 secondes. Donc, autant bien se tenir avant le départ, au risque de se retrouver assis sur les genoux de quelqu’un… C’est aussi un moyen comme un autre de faire connaissance, c’est vrai.
Sinon, les rames n’ont rien d’exceptionnelles. Elles font vieilles, elles grincent au point de ne pas pouvoir envisager une conversation normale quand elles roulent, mais elles vont vite.

 

 

Les touristes se font-ils toujours arnaquer ?

Si je suis très heureuse d’avoir pu visiter cette œuvre d’art qu’est le métro moscovite, en revanche j’ai été assez déçue de la prestation de notre guide.
Sachant, qu’un ticket de métro coûte moins d’1€ et que là j’avais payé 20€ pour cette visite, [En fait la visite était couplée avec une excursion nocturne sur la Place Rouge, proposée à 10€ toute seule. Ce qui revient à dire que la visite du métro était proposée au prix de 10€]. Bref, tout ça pour dire qu’ayant déboursé 10€ pour cette visite, je m’attendais à avoir plus qu’une simple balade dans les couloirs du métro. Je m’attendais par exemple à ce qu’on aille au musée du métro de Moscou, puisque c’était le thème de la visite. Que nenni ! Bien sûr, on a bien eu droit à quelques explications sur l’histoire de métro, mais j’avoue être restée sur ma faim. Nous n’avons eu que très peu d’informations et de critiques sur l’architecture et les décorations.
Enfin si, je suis mauvaise langue quand je dis qu’on n’a pas eu d’infos sur les décorations. La preuve : Un moment la guide s’arrête devant une fresque et nous dit : « Cela représente l’époque communiste ». Je vous laisse regarder la photo pour juger de ses dires…

 

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La guide a passé plus de temps à faire flipper tout le monde en nous rabâchant que y’avait des voleurs et qu’il fallait faire attention à ses affaires plutôt que de nous faire découvrir les beautés du métro. A ce propos, sachez qu’il n’y a pas plus de voleurs que dans n’importe quel métro du monde. Il y’a des pickpockets comme dans tout lieu très fréquenté, c’est tout.
En résumé, j’ai eu l’intime conviction de m’être fait arnaquer.
Par la suite, j’ai donc demandé à quelques personnes qui avaient été à Moscou si elles avaient eu la même impression que moi. Et bien oui ! Elles aussi ont trouvé que la visite n’était pas à la hauteur de leurs espérances
Cela m’amène à penser qu’il vaut mieux visiter par soi-même, ce qui fera économiser quelques deniers.

 

Bilan

Si vous allez à Moscou, souvenez-vous qu’il y a deux choses que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte :
• La Place Rouge (dont je vais vous parler très bientôt)
• Le Métro

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L’île d’Yeu, un petit paradis au large de l’Atlantique

L’ Île d’Yeu, un petit coin de paradis au large de la côte atlantique.

L’ Île d’Yeu est plus la septentrional des îles françaises de l’Atlantique, située à 14 Km du continent. Elle se trouve au large de la Vendée.
Pour la rejoindre il faut prendre le bateau au départ de Fromentine en Vendée. Il faut compter 1h15 de trajet environ. Trajet qui me semble plus ou moins long selon l’état de la mer, et la force du vent.

 

Une fois arrivés sur l’île, à Port Joinville, vous pouvez vous rendre dans un des nombreux magasins de location de bicyclettes. Sa petite taille (23km² : 10km² de longueur et de 4 Km² de vaste) lui permet d’être visité en bicyclette ou à pied. Vous pouvez aussi louer une voiture ou apporter la vôtre du continent, mais dans ce cas expliquez moi l’intérêt d’une voiture sur une île de 4Km sur 10 Km… Donc, dans la mesure du possible évitez ce moyen de locomotion. La nature vous en remerciera ! Il existe beaucoup de chemins balisés pour les parcours en bicyclette. Afin de préserver l’intégrité du paysage, ces signaux sont tracés directement sur la pierre ou par terre. Cependant, s’éloigner de ces directions n’est pas un drame, et permet, au contraire de faire des découvertes intéressantes et de profiter d’un panorama intéressant.

 

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C’est parti pour une belle visite.

L’ Île d’Yeu offre des paysages splendides, et les villages typiques, avec leurs maisons blanches et volets bleus valent le détour. On peut y voir des monuments mégalithiques (dolmens, menhir) qui témoignent la présence humaine au néolithique. Les plages, au du Nord-Est, ont conservé un caractère assez sauvage. Ici, pas de grands immeubles faisant face à la mer. Cette place est assez exposée au vent, et l’hiver la mer est assez agitée.

Se promener à pied ou à vélo sur l’Île d’Yeu est un pur bonheur. Personnellement, je ne me lasse pas de parcourir ce petit bijou. D’ailleurs je préfère me promener à pied plutôt qu’à vélo car cela permet d’aller dans plus d’endroits. Certes en vélo on peut parcourir plus de distance, mais des bus permettent de se rendre d’un point à un autre au prix de 1€ par trajet.

 

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Quelques exemples de balades. 

Quand vous arrivez à Port Joinville, au nord de l’île, prenez le bus jusqu’à la Meule, au sud puis rejoignez à pied la plage de Vieilles, située à l’est, où vous pourrez vous baigner.
Vous commencerez par faire un petit tour au « village de la Meule », un des plus ancien village de l’île. Vous descendrez vers le « port de la Meule » en empruntant une des ruelles du village, bordée de maisons blanches. Le port de la meule est un petit bijou de la côte sauvage. Vous pourrez admirer ses couleurs qui lui confèrent un charme indéniable. C’est sans doute l’endroit qui attire le plus de touristes, alors l’été n’espérez pas vous retrouver seuls face à la mer.
Au fil de la promenade, vous ne manquerez pas un arrêt devant la « Pierre tremblante », ce mégalithe de 7 mètres de long. La vue y est magnifique. D’ailleurs la vue est superbe de partout ! Vous pourrez aussi faire un arrêt à la « anse des Soux, non pas parce que des sous y sont cachés, mais parce que c’est un des endroit de l’île où l’eau y est des plus belles. Cet endroit n’est accessible qu’à pied, donc si vous avez des vélos il vous faudra les laisser un peu plus loin. C’est un des lieux que j’affectionne particulièrement. Par contre, il faut savoir que si la mer est agréable à regarder, la baignade n’y est en revanche pas conseillée, surtout pour les jeunes enfants. De nombreux rochers bordent la plage. Vous pourrez donc admirer l’océan tout en pique-niquant près du menhir du « pain et du beurre ».

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Après avoir profité de la baignade à la « plage des vieilles », vous pouvez reprendre le bus jusqu’à Saint Sauveur.
Vous déambulerez dans les ruelles étroites, bordées de maisons type poitevin, du bourg de Saint sauveur. Ce bourg était autrefois la capitale de l’Île.
Vous ne manquerez pas de visiter « l’Eglise de Saint Sauveur. ». Cette église en granit gris, qui prédomine la petite ville, appartient à cette floraison de constructions religieuses issues des grands mouvements spirituels qui suivit l’an Mil. Elle est, depuis 1906, classée à l’inventaire des monuments historiques.

 

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Ensuite vous rejoindrez Port Joinville à pied ou en bus, selon vos envies.
Port Joinville est la capitale de l’Île. C’est d’ici que partent et arrivent les bateaux du continent. Vous pourrez flâner devant les magasins qui bordent les ruelles, ou bien faire une pause dans un café.
Puis vous irez vous promener dans ses rues pour rejoindre l’église Notre Dame du Port, construite de 1827 à 1829 puis agrandie en 1887. Vous remarquerez son clocher surmonté d’un campanile à bulbe, qui lui donne un air oriental. A l’intérieur de l’église se trouve un orgue monumental de 1500 tuyaux exécutés en 1996.  Personnellement je n’ai pas encore pris le temps de rentrer dans cette église.
Une fois la visite de l’église terminée, vous redescendrez vers le port par la rue Guist’Hau. Cette rue porte le nom d’un ancien ministre de la IIIème République et maire de Nantes. Puis vous emprunterez une de cezs rues au nom peu communs, tels que « rue de la fourchette », « rue du coin du chat » ou encore « rue du secret ».
Vous continuerez votre promenade jusqu’au port. Ici, l’activité de la pêche y est primordiale, et particulièrement la pêche au thon.

 

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A partir de Port Joinville vous avez aussi la possibilité de vous diriger vers la « Pointe des Corbeaux » en longeant la côte est de l’Île, appelée aussi « côte de lumière ». Vous pourrez vous baigner sur une des nombreuses plages qui bordent la côte. Ou bien marcher à l’ombre des conifères et autres espèces protégées.

Durant la saison estivale, les touristes sont assez nombreux, surtout de ce côté là de l’île. Cependant, même s’il y a du monde, je n’ai jamais eu l’impression de foule compacte sur les plages ou dans les rues, comme c’est le cas sur le continent, à Saint-Jean-de-Monts ou aux Sables d’Olonnes par exemple. Sur l’île d’Yeu cela reste tout à fait supportable. On regrettera simplement ces quelques touristes qui n’ont jamais entendu parler de cette formidable invention qu’est la poubelle, et qui par conséquent laissent canettes, bouteilles, papiers divers dans leurs sillages.

 

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Ainsi, vous irez jusqu’à la « pointe des corbeaux » située à l’extrême sud-est de l’île. Ici se dresse le « Phare des corbeaux », mis en service en 1868 mais détruit durant la seconde Guerre Mondiale puis reconstruit dans les années 50. L’endroit est particulièrement exposé au vent. Ce n’est pas l’endroit idéal pour pique-niquer ou faire une pose lecture.
Pour la petite histoire, la Pointe des Corbeaux tiendrait son nom d’une légende racontant qu’autrefois deux corbeaux blancs régnaient sur l’île et rendaient la justice en départageant les plaignants.

Si vous préférez les côtes sauvages aux grandes plages de sable fin, il faudra vous rendre sur la côte Nord-ouest de l’île.
Vous partirez de la « Pointe de la Gournaise » où se trouve le dolmen du « petit farfadet », monument mégalithe. Vous vous dirigerez vers la pointe du But en vous arrêtant au dolmen de la « Planche à Puare », autre monument mégalithe de l’île.
Quand vous êtes à la Pointe du But, regarder vers la mer. Vous apercevrez ce petit bout de terre qui semble dériver. C’est le phare des « chiens-Perrins »
Puis vous continuerez vers le sud en longeant la côte sauvage. Vous irez jusqu’à la presqu’île du « Châtelet » en passant par la plage des « Sabias ». La presqu’île du Châtelet est le plus long promontoire de l’île. Il aurait servi de retranchement aux armées de César venues sur l’île au 1er siècle avant J.C.
Vous pourrez admirer la mer qui vient fouetter les rochers en y laissant son écume. L’hiver le vent y est assez fort, en revanche pendant l’été le vent y est moindre. Prévoyez chapeaux et crèmes solaires pour l’été car ce côté là de l’île est très peu arboré, et le léger vent permanent qui donne cette sensation de fraîcheur peut vite devenir traître.

 

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Vous ne pouvez pas aller sur une des plages à cause de la pluie ? Ce n’est pas grave ! Profitez-en pour visiter le « Musée de la pêche » à Port Joinville. Vous saurez tout sur les traditions de la pêche à l’île d’yeu et pourrez admirez les expositions des maquettes de bateaux.
S’il pleut toujours, ou simplement si le cœur vous en dit, vous pourrez ensuite vous rendre au « Musée Historial » pour en savoir plus sur l’Histoire de l’île. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller dans ses musées parce que chaque fois que je viens sur l’île il fait beau et je préfère donc en profiter pour marcher ou faire du vélo. Et puis c’est aussi une bonne raison pour retourner là-bas, hein ?

L’île d’Yeu regorge d’autres sites tout aussi intéressants à découvrir, tels que le « grand phare » ou le « moulin du grand chemin ».
Et oui, même si l’île est petite, une journée ne suffit pas à tout voir.

Je fais partie de ces « touristes d’un jour » qui viennent passer une journée sur l’île. Chaque fois je choisis un endroit vers lequel je me ballade, le plus souvent à pied, parfois en vélo.
Bien sûr, rien ne vous empêche de passer plusieurs jours sur place. Vous trouverez à votre convenance un camping, des hôtels, locations ou chambres d’hôtes. D’ailleurs j’ai bien l’intention une fois de dormir sur place afin de pouvoir profiter de l’île à la tombée du jour. Il paraît que le coucher de soleil y est magnifique.

 

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Pour les petites et grandes faims, de nombreux choix s’offrent à vous. Vous pouvez aller dans un des supermarchés pour acheter de quoi pique-niquer, ou bien faire une pause dans une des nombreux restaurants présents sur l’île. Crêperie, brasserie, restaurant de fruits de mer… le choix est divers et varié et les prix ne sont pas trop excessifs. Personnellement je viens sur l’île d’Yeu avec mon pique-nique. Ça m’évite de perdre du temps au supermarché en arrivant là-bas.

Aller sur l’île d’Yeu est toujours un immense bonheur pour moi.
Parce que là-bas la nature y a encore ses droits. Parce que même si en saison estivale les touristes sont nombreux, on y trouve quand-même une impression de calme et de tranquillité. L’île d’Yeu semble défier le temps. Quel plaisir de marcher le long de la côte sans la vision « d’immeubles à touristes » qui défigurent les paysages du continent !
Bien sûr, ces dernières années on a pu voir des changements dans l’île et notamment quelques hôtels pour attirer les touristes. Mais ceux-ci ne dépareillent absolument pas du paysage.
Avant, seuls les habitants pouvaient circuler en voiture. Maintenant les touristes peuvent en louer. Dommage que tant de personnes se laissent tenter par ce moyen de déplacement. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent en ne prenant pas le temps de flâner dans les ruelles des villages ou le long des côtes. Et puis au prix de 1€ le trajet en bus, si vraiment on n’aime pas marcher, pourquoi se priver ?

 

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Visite d’Abu Simbel

En 2008, j’ai eu la chance de faire une croisière de 15 jours en Egypte, et j’en suis revenue des souvenirs plein la tête.
Parmi les sites visités, Abu Simbel est sans conteste celui qui m’a le plus marquée.

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Aller à Abu Simbel

On vous dira certainement que le moment le plus propice pour visiter ce temple est au lever du soleil. Hélas pour nous, cela ne fut pas possible. En effet, le matin nous étions encore à l’hôtel à Assouan, soit à 3 heures de route. Il faut savoir qu’on ne peut y accéder qu’en convoi spécial (depuis l’attentat qui a eu lieu à cet endroit), or les convois partaient soit à 6h, soit à 10h. Dans les deux cas, on ne verrait pas le temple au lever du jour. On a donc choisi l’option grâce mat…
La route… c’est le désert pendant 3h. Avec un peu de chance on peut même observer quelques mirages.

Enfin, arrivée sur le site. Installation sur le bateau qui nous emmènera pour une mini croisière sur le lac Nasser.

 

Un aperçu du lac Nasser

Un aperçu du lac Nasser

 

 

Une petite visite virtuelle ?

Nous prévoyons de visiter le temple en fin d’après midi, à partir de 17h. Les guides n’ayant pas le droit de faire les explications à l’intérieur même du temple, le notre nous a fait son commentaire à partir d’un CD-ROM. Cela nous a bien aidé pour comprendre. A noter également qu’il a pu le faire car nous étions un tout petit groupe de… deux personnes. Ma sœur et moi-même. J’avoue, ce fut une terrible aubaine pour nous et bien avantageux pour bénéficier des explications dans les différents monuments.

Une chance aussi pour notre guide, puisque nous ayant donné les explications essentielles, il pouvait nous laisser y aller seules. Le bateau étant amarré tout près du site, cela ne fut pas un problème pour nous, et nous avons pu y rester le temps que nous voulions. Et autant dire que nous en avons bien profité, puisque nous sommes restées jusqu’à environ 19h30. Ainsi, nous avons pu profiter du fait qu’il n’y avait pas trop de touristes, ceux-ci préférant la visite matinale. La température était tout à fait supportable car le soleil étant derrière la montagne, il projetait l’ombre du temple vers nous, ce qui nous évitait de nous retrouver en plein soleil.

Avant de vous parler de la vraie visite, je vous fais un bref topo sur l’historique d’Abu Simbel

 

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Il était une fois…

Un pharaon qui s’appelait Ramsès II. Il était vachement mégalo comme gars et il avait un peu la folie des grandeurs. En gros, il se la pétait !
Un jour, il décide de construire… pardon, de faire construire un temple à la gloire de son humble personne, et à la gloire des Dieux Amon, Ptah et Râ. Ce temple laisserait une trace du Pharaon pour l’éternité. Le temple avait aussi pour but de faire peur aux nubiens, peuple qui n’était pas chaud pour se plier aux quatre volontés de la haute Egypte.

Mais Ramsès II, derrière ses excès de mégalo, était un homme sensible. Il décida donc de faire bâtir un temple à la gloire de son épouse Néfertari. Plus petit le temple, bien sûr ! faut pas charrier…
Et pourtant
C’était il y a longtemps. Environ 1300-1200 av JC.

Les siècles passent… et nous voici arrivés dans les années 1960.
Un certain Nasser décide de créer un lac, et de faire un barrage à Assouan afin de produire de l’électricité.
Mais hélas, des monuments millénaires risquent de disparaître à jamais au fond de ce lac. Abu Simbel en fait partie. Vite, il faut sauver le temple. Un projet est donc créé : Sauvez Ramsès !

Et c’est pierre, par pierre que des milliers de personnes vont reconstruire le temple à l’identique quelques dizaines de mètres plus haut que leur emplacement d’origine. C’est ainsi qu’on évita la célèbre phrase : Du fond de ce lac, 30 siècles vous contemplent.

 

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C’est parti pour la visite !

Nous passons les portillons de sécurité, puis accédons au temple.

Enfin, nous voici devant ce majestueux monument. Les quatre statues de Ramsès II nous accueillent. Ou plutôt les 3 statues et demi, puisqu’il y’en a une qui est cassée.
Des gardiens de 20 m de haut, autant dire que ça fait son effet… Au pied des colosses, sont représentés son épouse Néfertari, sa mère, et ses enfants. Les 22 babouins situés au-dessus de sa tête représentent les 22 Régions de la haute et basse Egypte à l’époque.
Juste au-dessus de l’entrée du temple, on peut voir la statue de Râ-Horakhty (pendant 2 semaines j’ai essayé de prononcé son nom avec l’accent… j’ai jamais réussi !)

Celui dont je ne peux prononcer le nom

Celui dont je ne peux prononcer le nom


Nous pénétrons à l’intérieur du temple par le pronaos. Il y a du monde, mais cela reste tout à fait supportable. Nous pouvons admirer l’œuvre sans être sans cesse gênées par des groupes de touristes en furie.

 

 

Que peut-on voir dans ce pronaos ?
Huit piliers Osiriaques (comprenez à la gloire d’Osiris) représentés avec la tête de Ramsès II.
Une gigantesque et magnifique fresque représentant la bataille de Qadesh. Bataille qui opposa les égyptiens aux hittites. Ramsès a gagné, et il veut le faire savoir ! On retrouve d’ailleurs des fresques représentant cette bataille sur les temples de Louxor et Karnak, ainsi que sur le Ramesseum. Malgré la pénombre qui règne à l’intérieur, on admire sans problème les détails qui ornent cette scène. Les couleurs sont relativement bien conservées.
D’autres fresques représentent le pharaon et son épouse faisant des offrandes aux Dieux.
La salle regorge d’autres statues, fresques, sculptures représentant les Dieux et le Pharaon… ou plutôt devrait-on dire les Dieux, Dont le Pharaon. Je vous ai dit qu’il était un brin mégalo ?

 

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Nous accédons ensuite au Vestibule, ou seconde salle hypostyle. Elle est plus petite que le pronaos mais non dénuée d’intérêt. Je ne vais pas vous faire la liste de tout ce qu’on peut voir, juste vous dire qu’on y trouve une représentation de la barque d’Amon. En effet, les égyptiens pensaient que le soleil décrivait sa course de jour dans une barque et en empruntait une autre pour parcourir les enfers la nuit et ainsi réapparaissait chaque jour à l’est.
Outre la barque sacrée, on peut également « admirer » des inscriptions beaucoup plus récentes, certainement fin du 20ème, début du 21ème siècle. Ce sont les gravures de la  »’Connerie Sacrée »’. Ouais, on s’en tape que la famille Duraton soit venue visiter le temple !

Enfin, nous nous trouvons devant le sanctuaire. A l’intérieur se trouvent quatre statues représentant Ptah, Amon-Râ, Ramsès II et Râ-Horakhty (que je n’arrive toujours pas à prononcer correctement).
Et là, réside une chose tout à fait ingénieuse puisque le temple a été construit de telle manière que deux fois l’an, le 21 février, date de l’anniversaire de Ramsès et le 21 octobre, date de son couronnement (c’est aussi le jour de la Sainte Céline, mais on s’en fout) le soleil baigne de lumière les statues, à l’exception de Ptah considéré comme le dieu des ténèbres.
Afin de perpétuer ce rituel, lors du déplacement, le temple a été reconstruit en gardant son axe d’origine. Ils ont presque réussi, puisque aujourd’hui on note un jour de décalage dans cet événement.

Une chose est sûre, Ramsès II veut marquer les esprits, et le résultat est là, pour notre plus grand bonheur.

 

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Après un dernier coup d’œil circulaire, direction la sortie pour se rendre vers le temple d’Hathor, dédié à l’épouse royale Néfertari.
Par chance il n’y a personne devant, outre les deux gardiens. Un moment trop rare pour ne pas en profiter et faire quelques clichés ! Le soleil est caché derrière la montagne, projetant l’ombre des temples sur le sol… et nous permettant ainsi de profiter d’une température agréable. Et quel bonheur de pouvoir admirer ses fabuleuses statues sans dégouliner de sueur…

De chaque côté de l’entrée du temple d’Hathor, on peut voir deux statues de Néfertari, elles-mêmes entourées de deux statues de Ramsès II.
Oui, Ramsès est généreux avec son épouse, mais faudrait non plus oublier qui est le Dieu ici ! Les statues sont donc plus petites, et ne font « que » 10 mètres de hauteur.
Sinon, je vous ai dit que Ramsès était un peu mégalo ?

Le temple reprend le même plan que celui de Ramsès, mais en plus petit.
Le pronaos est orné de six piliers représentant la déesse Hathor. Sur les murs, sont représentées des scènes d’offrandes. Sans oublier celle du couronnement de Ramsès ! Encore lui.
Dans le sanctuaire, on voit une statue d’Hathor, en mauvais état malheureusement.

En sortant, je fais quelques dernières photos, puis nous rejoignons notre guide.

 

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On m’avait dit que c’était impressionnant. C’est vrai.
On m’avait dit aussi que c’était un des plus beau monument au monde. Je n’ai pas tout vu, j’ai encore beaucoup à découvrir, mais c’est sûrement vrai. En tout les cas, cela reste pour moi l’une de mes plus belles visites.
Qu’est-ce qu’on m’avait dit d’autre ? Ah oui ! qu’il y avait toujours plein de touristes et qu’on avait du mal à bien voir l’intérieur des temples. Par chance, ce ne fut pas le cas ce jour-là. Il faut dire que d’une, nous l’avons visité en fin de journée, et de deux nous y sommes allées en fin de grande période touristique.

 

 

C’est parti pour le spectacle

Et vous savez quoi ? Et bien le soir même nous avons encore pu profiter de la majesté du temple puisque le spectacle son et lumière était inclus dans notre programme.

Nous sommes installés sur des bancs, face aux temples. Des oreillettes permettant d’écouter les commentaires dans sa langue sont disponibles sur les bancs mêmes.
Tout le monde est installé, le spectacle peut commencer.
Les façades du temples sont éclairées, on découvre l’histoire de l’Egypte, l’histoire de Ramsès II. Au niveau visuel c’est superbe ! en revanche, niveau commentaire c’est… très inégal. On alterne les commentaires fort intéressant sur l’histoire avec des dialogues que je qualifierais de cucul-la-praline. Lorsqu’ils font parler Néfertari c’est d’un ridicule sans nom… Dommage !

Je décide donc de laisser mon casque et de profiter du spectacle visuel. Un spectacle qui pourrait être d’une immense qualité… si les touristes étaient un peu plus disciplinés !! Car le touriste est con et sans gêne. Tout le long du spectacle ce n’est qu’un concert de flashs pris en pleine poire qui t’empêchent de profiter des images projetées sur les parois du temple…. Et quand je pense que la plupart des photos ne donneront rien de transcendant, compte tenu des conditions, ben ça m’énerve encore plus !!

Le spectacle est terminé. On rentre tranquillement sur le bateau.
Là, on nous annonce que le lendemain matin à 7h le bateau s’arrêtera face au site afin de nous permettre de faire les dernières photos, et d’admirer la grandeur du temple une dernière fois.
Oh oui ! La beauté du temple vaut bien le coup de se lever de bonne heure…
Et puis comme ça je verrai le temple éclairé par le soleil.

 

Se lever de bonne heure pour ça, oui ça vaut le coup !

Se lever de bonne heure pour ça, oui ça vaut le coup !

 

 

Alors, j’en retiens quoi de cette visite ?

Une impression de grandeur et de majesté. Une grande sérénité qui règne à cet endroit. Cela est également dû au fait qu’on ne trouve aucun vendeur de souvenirs qui viennent vous emm…bêter pendant votre visite. En effet, ceux-ci sont situés juste avant l’entrée. Et ça, ben je trouve ça vachement bien. Aux pyramides ils feraient bien de s’en inspirer. Je pense que c’est aussi dû au fait que les égyptiens ont un immense respect pour ce lieu sacré.

Une visite à ne pas manquer, bien sûr !