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Le premier sang. Sire Cédric

Enfin ! La voilà ma dernière chronique de mes lectures 2014 ^^. Ne me demandez pas pourquoi j’ai mis autant de temps à vous parler d’un livre lu en juillet dernier, je n’en sais strictement rien…
Ce roman, je l’ai acheté lors du salon du livre de Paris, et bien sûr, j’en ai profité pour me le faire dédicacer. En plus d’être un écrivain de grand talent, Sire Cédric est un homme fort sympathique, qui a beaucoup de considération pour ses lecteurs. On sent qu’il est content de partager avec son public, et c’est super agréable.

 

Synopsis

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.
Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

 

Mon avis

Ce roman fait partie de la trilogie « Eva Svarta ». C’est le deuxième. Pour ma part, j’ai commencé par le premier, avant d’enchaîner avec le troisième, pour finir par ce deuxième. Bref, je ne les ai pas lus dans l’ordre. Chaque roman ayant une intrigue différente, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres, cela ne nuit en rien à la compréhension de l’histoire. Cependant, au-delà de l’intrigue en elle-même, il y a une trame commune à l’ensemble de la trilogie, et il est vrai que lire la saga chronologiquement permet de mieux suivre l’évolution des personnages (en l’occurrence Eva Svarta et Alexandre Vauvert). Donc, si vous souhaitez découvrir cette trilogie, mieux vaut les lire dans cet ordre : De fièvre et de sang, Le premier sang, La mort en tête.

Et comme ses romans que j’ai lu précédemment, j’ai juste Adoré !! avec un A majuscule. Ouais !
J’en ai déjà parlé dans mes articles précédents, ce que j’aime chez cet auteur, c’est la façon qu’il a de nous emmener dans son univers. Un univers noir, étrange, où le pire côtoie l’inimaginable.
L’intrigue mise en place ici mêle une fois encore le thriller au fantastique, et ce qui est très troublant c’est que parfois on peut se demander où commence l’irréel ou l’irrationnel, où se trouve la frontière entre la vraie folie d’un homme et la part de fantastique. Et c’est cette confusion qui, tout en arrivant à me mettre mal à l’aise, me plaît dans ces romans.
Que ce soit les deux policiers, Eva et Alexandre, ou des autres personnages clés de l’histoire, Sire Cédric nous dépeint des hommes et des femmes torturés, tous voilés de mystères que l’on a envie de découvrir… et en même temps je ne peux m’empêcher en tournant les pages de ressentir une certaine appréhension de ce que je vais découvrir. Bref, j’ai des frissons rien qu’en tourant une page.
En plus de suivre l’évolution de l’intrigue (une histoire de parrain de la drogue que l’on retrouve brûlé dans son appartement), nous nous intéressons également à l’histoire d’Eva Svarta. D’ailleurs, on aura vite compris que finalement, le sujet principal n’est pas tant cette histoire de drogue que cetlle d’Eva. La policière est une femme qui intrigue, et pas seulement parce qu’elle est albinos. Elle intrigue de par son caractère, ses attitudes… Et parce que son passé est un immense puzzle avec plein de pièces manquantes, que l’on s’échine à rechercher un peu partout.
Comme je vous l’ai dit, j’ai lu La mort en tête avant ce roman, donc il est vrai qu’il y a certains éléments que j’ai pu deviner rapidement, mais n’empêche que je me suis tout de même laissée prendre au jeu, et cela n’a en rien atténué l’angoisse que je pouvais ressentir lors de ma lecture.

Voilà déjà sept mois que j’ai refermé ce livre, et l’histoire est encore très claire dans ma tête. Tout simplement parce que le style Sire Cédric marque, parce que l’histoire est tellement bien menée qu’elle ma totalement embarquée. Bref, parce que c’est un coup de cœur et que les coups de cœur ça marque.

 

L’article qui va te rester en tête

Lorsque Babelio a proposé de recevoir le dernier roman de Sire Cédric via une opération de Masse critique, j’ai immédiatement accepté. Parce que lire un roman de Sire Cédric, ça ne se refuse pas ! Que ce soit via un partenariat, un concours, un emprunt ou un achat, désormais j’attends les futurs livres de l’auteur avec une impatience non dissimulée. Un peu comme j’attends un prochain album de Muse ou, plus proche dans le temps, le deuxième volet du Hobbit au cinéma.
Bref, merci donc à Babelio, à Sire Cédric et aux édition du Pré aux clercs pour m’avoir permis de lire « La mort en tête »

 

 

 

 

Synopsis

Tout commence en banlieue parisienne, la séance d’exorcisme d’un enfant de huit ans a tourné au drame. Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, enceinte de quatre mois, se rend sur les lieux. Est-ce un accident ? Comment est vraiment mort cet enfant ?
Sur place, la policière rencontre Dorian Barbarossa. Un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle de calibre 22 dans le crâne.

Eva Svärta ne se doute pas encore de la descente aux enfers qui l’attend…

Tel un marionnettiste diabolique, Sire Cédric joue avec ses héros de papier comme avec nos émotions.

 

 

Mon avis

Et bien mes amis ! S’il y a bien une chose que Sire Cédric sait faire avec brio, c’est de jouer avec nos émotions. Enfin, surtout avec nos angoisses en fait. Parce que des moments de stress, de tension, de frisson, d’angoisse, enfin de tout ça quoi, le roman n’en manque pas !!
Dès les premières lignes, l’auteur nous plonge dans une ambiance étouffante avec cette histoire d’exorcisme. Et si cette première scène n’est que le prétexte pour mettre en place l’histoire et surtout faire connaissance avec Dorian Barbarossa, psychopathe de son état, et bien elle a le mérite de donner le ton de ce qui va suivre, et de bien le donner. Quoique, en fait non. Aussi sordide que soit cette scène d’exorcisme, finalement elle va s’avérer bien au-deça de ce qui attend le lecteur par la suite… mais surtout de ce qui attend les deux flics Alexandre Vauvert et Eva Svärta.

 

Tout au long de ce roman, nous allons donc suivre le chemin de Dorian Barbarossa, dont le seul objectif est de supprimer Eva Svärta. Et le pauvre gars, il n’est pas tout seul dans sa tête. En effet, au fil des pages sa folie va se dévoiler, de plus en plus forte et angoissante. Et c’est qu’il fait sérieusement flipper, ce mec ! A tel point que quand tu le vois apparaître, tu hésites à tourner la page de ton livre, de peur de découvrir quelle ignominie il aura encore inventé. Pages que tu tournes quand même avec avidité parce que, quand même, t’aimerais bien savoir comment tout ça va se terminer.

De l’autre côté, il y a donc les deux flics qui vont se retrouvés chassés par Barbarossa, mais pas que. Et le « pas que » ne fait que rajouter du piment à cette histoire déjà bien prenante. On y découvre une Eva bien plus fragile que dans les romans précédents, et un Alexandre bah… plus fragile aussi. Les deux vont devoir faire face à beaucoup de choses pas très jolies, et l’on sent bien que, tout grand et tout baraqué qu’il est, Vauvert n’est pas toujours au top pour gérer toutes les situations. Quant à Eva, elle aussi aura besoin de puiser sa force au plus profond d’elle-même pour faire face.

 

Contrairement à ses précédents romans, Sire Cédric a donné moins d’importance au côté fantastique, préférant mettre l’accent sur la part psychologique des personnages. Je dois avouer que dans les premières parties du roman, ce côté fantastique me dépassait un peu. Je n’arrivais pas vraiment à comprendre ce qu’il venait faire là, et il me donnait l’impression d’arriver un peu comme un cheveu sur la soupe. Je dirais même que le fantastique me gênait. Par la suite, on découvre l’explication de tout ça, les pièces finissent par se mettre en place, et finalement le fantastique prend de l’intérêt dans l’histoire. Seulement, je n’ai pas été séduite par la façon dont cela a été amené dans l’histoire. Je ne saurais vous dire pourquoi, ni vous dire comment j’aurais voulu que ce soit amené. C’est comme ça, c’est tout.

N’empêche. Malgré le fait que ce roman soit moins axé fantastique, mais aussi moins gore et sanguinolant que ses précédents, et bien paradoxalement il m’a fait bien plus flipper. Parce que le personnage de Barbarossa est tellement psychopathe dans sa tête, tellement mauvais que rien qu’à voir son nom apparaître sur la page du livre suffit vous coller les miquettes. Et franchement, le fait qu’un être humain soit plus flippant qu’un démon aux mœurs plus que douteuses (dans Angemort), bah c’est… très flippant. Non ?

 

Donc, avec La mort en tête, Sire Cédric signe un livre merveilleusement angoissant. Tellement angoissant qu’on a hâte de tourner les pages… et surtout hâte d’avoir un nouveau roman du genre à se mettre sous les yeux.

Angemort

Je continue dans ma série « je transfère mes avis de mon ancien blog vers le nouveau »

C’est grâce à l’enfant des cimetières que j’ai découvert Sire Cédric. Avant de tomber par hasard sur ce livre, je n’avais jamais entendu parler de lui. Et dès les premiers chapitres, j’ai aimé son écriture, son univers effrayant. Le deuxième roman que j’ai lu de lui, c’était De fièvre et de sang. Et encore une fois j’ai adhéré à 100%. Alors, quand Livraddict a proposé un partenariat sur un de ses romans, j’ai sauté sur l’occasion.

 

 

Synopsis

Un mystérieux collectionneur amateur de cadavres.
Une jeune fille dotée d’un don de voyance très particulier.
Une âme d’ange cherchant à semer de dangereux poursuivants.
Des criminels n’hésitant pas à tout ravager sur leur passage pour récupérer leur proie.

 

 

Mon avis

Ah ouais quand même !

Ca, c’est la réaction que j’ai eu à la fin du la première partie. En fait non. C’est la réaction que j’ai eu vers le milieu de la première partie.

Je vous explique.  Sur la 4ème de couverture, il est précisé qu’il s’agit d’un « roman délirant mêlant fantasy, sexe et horreur ». Et on nous dit même « âmes sensibles s’abstenir ». Moi qui ai l’habitude de faire fi de cette fameuse phrase « âmes sensibles s’abstenir » (combien de fois est-ce que j’ai pu la lire, alors qu’il n’y avait rien d’extraordinaire ?), et bien pour une fois elle prend toute son importance. Car oui, les âmes sensibles pourraient faire des sauts périlleux (je sais, cette expression ne veut strictement rien dire). En fait, même les âmes patrossensible-mais-unpeukanmême pourraient avoir quelques grosses surprises.

Bref, au cours de ma lecture j’ai frissonné, grimacé, beurkcétrodégueulassé, flippé, ahouaiquanmêmé (quand tu veux mémé), dubitativé… mais au final bien aimé ce bouquin.

 

Dans ce roman, on reconnait bien l’univers de Sire Cédric. Un monde qui évolue dans une ambiance fantastique, où il se passe des choses pas toujours très très jolies. Voir même carrément ignobles. Disons, que si je devais illustrer la bibliographie de ce monsieur, le rose bonbon ne serait pas la couleur qui me viendrait d’instinct. Entre nous, j’espère que je n’aurais jamais à illustrer la bibliographie de cet auteur, ni de qui que ce soit, parce que je serais mal barrée….

Précisons qu’Angemort est en réalité son premier roman que les éditions Pré aux clercs ont décidé de réimprimer.
Donc, pour en revenir à cet univers, c’est ça qui m’a plu dans les deux précédents romans que j’ai lu. Une ambiance angoissante, flippante, dans laquelle tu te demandes sur quoi tu vas tomber en tournant la page. Avec Angemort, j’ai retrouvé cette ambiance étrange, et j’ai kiffé. L’auteur décrit parfaitement tout cela, il nous embarque dans son récit grâce à une écriture incisive et percutante. Pour dire les choses simplement, Sire Cédric nous raconte une histoire, et moi,  même si parfois j’ai envie de me cacher sous les draps, même si j’ai peur de ce qui peut se passer après parce que je suis un peu flipette, bah j’ai envie de connaître la fin, parce qu’elle est bigrement passionnante cette histoire.

 

Dans ce roman, il y a du sexe. Et pas qu’un peu. Et pas du soft. Non, là c’est du costaud. Dans les deux premières parties du roman essentiellement, l’auteur nous gratifie de quelques scènes pas piquées des hannetons. En soit, la présence de ces scènes ne m’ont pas choquées. Je dirais même que, quand on a compris l’essence même du personnage du roman, il paraît logique qu’elles soient présentes. Ce qui m’a dérangé, ce sont les détails, parfois morbides, qui a mon sens ne s’imposaient pas pour donner de la valeur aux scènes en question. Des fois, le fait juste d’avoir un ou deux éléments s’avère plus efficace pour rendre une action percutante, que force détails plus gores les uns que les autres. Fort heureusement, dans la dernière partie du roman ce genre de séquence se fait très rare, ce qui n’était pas pour me déplaire, car je pense que ça aurait été trop pour moi.

 

Dans ce roman, il y a a des personnages tous aussi étranges les uns que les autres, mais tous aussi intéressants.

Il ya cette jeune fille au don étrange. Nous faisons la connaissance d’un nécrophile aux goûts trop mortels (bouh, le jeu de mot trop facile !). Nous rencontrons également cette âme d’ange. Mais mon préféré reste Asiel, le démon. Non pas à cause de ses attributs très… particuliers, non. Mais tout simplement parce qu’il s’exprime en majuscules. Et à la fin du livre, lors d’un dialogue avec le nécrophile, je n’ai pu m’empêcher de penser à La Mort des annales du Disque-Monde. Or, la Mort, c’est mon héros 😀

En résumé, ce roman n’est pas certes pas mon préféré de l’auteur. La faute à certaines scènes qui pour moi ne s’imposaient pas. Toutefois, ce premier roman permet de confirmer que dès le début, le talent d’écrivain était bien présent chez Sire Cédric.

Merci beaucoup à LA et aux éditions Pré aux clercs de m’avoir permi de découvrir ce roman.

Billet sang pour sang fièvreux

J’avais découvert la plume de Sire Cédric avec « l’enfant des cimetières ».

 Il fallait donc que je renouvelle l’expérience avec cet autre roman.

 

 

Synopsis

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?

 

Mon avis

Première impression générale : J’ai adoré ce roman. Plus que « l’enfant des cimetières ».

Première réflexion que je me suis faite : Si d’aventure ce roman était adapté au cinéma, je ne suis franchement pas sûre d’aller le voir. Parce que c’est quand même super gore ! Et autant j’aime lire des histoires du genre, autant au cinéma, bah le sang c’est pas mon truc.

 

J’ai beaucoup aimé le fait d’être immergée dans l’histoire dès la première page. Ici, pas de préambule pour préparer le lecteur à la suite des évènements. Non, on rentre direct dans le vif du sujet. Pour n’en ressortir qu’à la toute dernière page.

 

J’ai apprécié le mélange thriller et fantastique. Nous avons pour base un thriller sordide, gore, qui est la trame de l’histoire. Et dessus, viennent se greffer des éléments fantastiques, venus de légendes ou croyances, également de l’imagination de l’auteur. J’ai trouvé que chaque élément servait fort bien le récit, semant le doute dans mon esprit, me faisant flipper plus d’une fois  ou bien m’apportant une explication plus rationnelle.

 

L’histoire ne connaît pas de moments creux. Le rythme est palpitant, l’écriture est dynamique : A aucun moment je me suis ennuyée. Et lorsqu’aux 2/3 du roman, nous savons clairement qui est le meurtrier, lorsque tout nous semble clair et évident, Sire Cédric réussit avec brio à nous embarquer à sa suite. Dévoiler pour mieux surprendre.

 

Les personnages principaux sont des plus intéressants, avec leurs forces et leurs faiblesses. J’ai aimé retrouver Vauvert, après ses aventures dans « l’enfant des cimetières ».
J’ai aimé également faire la connaissance d’Eva Svärta, personnage très énigmatique au début et qui se dévoile au fil des pages.

 

Si je devais trouver un défaut à ce roman, ce serait les collègues flics d’Eva, un peu trop caricaturés à mon goût. Le vilain policier qui emmerde tout le monde mais qu’on garde dans l’équipe parce que quand même il fait du bon boulot. Et le gentil que tout le monde aime bien (sauf le vilain) et sur qui on peut toujours compter. En fait, je trouve que ça fait très cliché cinématographique, et c’est d’ailleurs ce que j’avais reproché à « l’enfant des cimetières » avec les journalistes montrés comme des paparazzis sans cœur.

 

Au final, j’ai été totalement embarquée par cette histoire sordide et malsaine qui fait monter l’angoisse jusqu’au dernier instant.

Un livre que je recommande donc sans hésiter.