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Promenade sur l’île de Kiji

Après vous avoir emmenés dans le métro Moscovite, je vous propose aujourd’hui une petite balade sur une île du Lac Onega : L’ïle de Kiji

Kiji (ou Kizhi, mais ça se prononce pareil), fait partie des sites que j’ai visité lors de ma croisière Saint-Pétersbourg – Moscou à bord du Krjijanovsky (ou Krjijanovski, mais ça se prononce pareil).

 

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Kiji, où c’est ? quoi qu’il y a ? Comment c’est ?

L’île de Kiji se situe au Nord Est du lac Onega, le deuxième plus grand lac Européen, après le lac Ladoga. Le lac Onega fait tout de même 9720 Km².
C’est la Région appelée Carélie. Kiji fait en partie d’un archipel de 5000 îles et îlots. Avec ses 7 km de longs et presque 1km de large, c’est la plus importante.

 

Kiji, des païens aux orthodoxes…

… Où comment le site s’est construit.

A l’origine, l’île était un site sacré pour les païens Caréliens de langue Ugrique (j’aurais bien aimé faire Ugrique en troisième langue au lycée moi).
Puis, au 11ème siècle, les russes débarquent dans les environs. Ils trouvent la Région super jolie. Sont vachement contents de leur découverte, quoi ! Oui, mais voilà… Ils découvrent aussi que les gens sur cette île ne sont pas chrétiens. Et ça, bah spa possible !
Alors, vite, il vont remédier à cette grossière erreur en y fondant une chapelle.

L’île bénéficie d’un gros avantage, elle est très fournie en gibiers, poissons et terres arables. Cela attire donc de nombreux migrants.
Ça attire aussi les « puissances » voisines. Forcément, sont pas tarés : gibiers + poissons + agriculture = des sous-sous. Alors si les sous ils pouvaient aller dans leurs caisses…
Le premier de la liste fut Novgorod, jusqu’en 1478. A cette date, elle est annexée par la Moscovie (Région de Moscou). Par la suite, elle ira entre les mains des Polonais (z’ont des grosses mains dis donc), des lituaniens (non ! euh aussi ?), et des suédois (décidément…) avant d’être définitivement récupérée par les Russes (…)

Bon, j’ai résumé pas mal l’histoire, mais vous savez l’essentiel.
Passons sans plus tarder à ma visite à moi, celle que j’ai pu faire avec notre guide local : Dimitri.

 

 

Merci d’éteindre votre cigarette avant d’entrer sur le site

Ouep, c’est comme ça, c’est interdit de fumer sur l’île.
Pourquoi donc ? Parce qu’ici tout est fait en bois. Et le bois ça brûle (Et l’eau ça mouille)
D’ailleurs pour rentrer sur le site, on passe d’abord dans un petit chemin surélevé par des planches de bois.

Le groupe est assez nombreux, donc on est divisé en plusieurs petits groupes qui aura chacun son guide. Pour nous ce sera Dimitri, guide qui s’avéra fort sympathique, connaissant parfaitement son sujet. Grâce à l’amour qu’il a de son métier et de son pays, il a rendu cette visite fort agréable. En plus il maîtrisait très bien le français, ce qui était bien appréciable pour pouvoir lui poser des questions. Et puis, il était très ouvert à la critique. En résumé ce fut un très bon moment d’échange que l’on a pu passer durant cette visite.
Un guide comme on n’aimerait en avoir plus souvent !!

 

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A votre droite, une cathédrale

L’île de Kiji se visite principalement pour une chose : La Cathédrale de la Transfiguration.
D’ailleurs, depuis le bateau on ne voit pratiquement que ça. Faut dire qu’avec ses 37 mètres de hauteur c’est pas facile de passer inaperçu !
C’est donc naturellement que nous commençons la visite par cette église. Enfin visite extérieure parce que c’est interdit d’y rentrer.

Bon ok y’a une grande cathédrale, et alors ? Elle a quelque chose de spécial ?
Bah un peu tiens, qu’elle a quequ’chose de spécial !! Elle est tout en bois. Que du bois, rien que du bois. Même pas un clou.
Et puis d’habitude une église orthodoxe comporte 3, 4, 6, maximum 12 bulbes. Ben celle-là elle en a 22 !!!

Tout en bois ? Ils avaient des réductions chez Leroy Merlin ou quoi ?
En premier lieu, sachez que cette église n’est pas toute récente, puisqu’elle a été construite en 1714.
Le bois utilisé est le sapin. Pourquoi ? Parce que dans les environs c’est cet arbre qui est présent. Dans le genre logique… On a utilisé aussi de l’écorce de peuplier.
Malheureusement on n’a pas pu visiter l’intérieur puisque l’église est en restauration jusqu’en 2008. Et que moi, j’ai visité en 2006. Et oui ! Le bois travaille.
Enfin n’empêche. Rien que de voir l’extérieur ça vaut le détour !
Il est assez intéressant d’observer la cathédrale à différents moments de la journée. En effet, ses bulbes changent de couleur selon la lumière. Lorsque nous sommes arrivés sur l’île en début de matinée, les bulbes étaient assez gris, marrons. Mais quand nous avons quitté les lieux, vers 12h, le soleil donnaient au monument des reflets argentés.

 

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A votre gauche, une église

Nous marchons une cinquantaine de mètres, et là, que voit-on ? Oui, une église !!
L’église de L’intercession.
Mais, mais, mais ? Y a-t-il tant de russes qui viennent prier là, qu’ils ont fait deux églises ? Ou alors il leur restait du bois inutilisé ?
Comme vous le savez sûrement, en Russie l’hiver il fait froid. Ça peut descendre à -30°c tout de même, alors glagla quoi ! Et comme vous les savez, un grand monument c’est plus difficile à chauffer qu’un petit. Alors les russes ont eu une super idée : Ils construisent deux églises côte à côte. Une grande pour l’été quand il fait beau, et une petite pour l’hiver quand il fait froid.
Voilà comment on fait des économies de chauffage.

L’église de l’Intercession a été construite en 1764. C’est sûr, à côté de la cathédrale de la transfiguration, elle fait petite. La structure y est assez simple. L’église est surmontée de neuf bulbes.
En 1862 on y ajouta un clocher octogonal en bois.

Nous avons pu visiter l’intérieur de l’église. Celle-ci est constituée de deux salles de tailles assez petites.
Dans la deuxième, celle au fond, on peut y admirer les iconostases.

 

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Une iconostase c’est un mur avec tout plein d’icônes dessus, dans les églises orthodoxes. Elles séparent le clergé célébrant la messe des paroissiens. Une iconostase est considérée comme une porte vers le monde divin.
Et dans la première salle on trouve, bah, en fait je sais plus… Bon, il y avait des icônes aussi, mais y’avait pas que ça… m’enfin bref.
Même que les icônes elles étaient très jolies. Le reste aussi je crois que c’était beau…

 

 

Un peu plus loin une église

Encooore une église ??
Oui mais là c’est une toute petite église. Une mini église. Une églisounette.
Il s’agit de l’église de la Résurrection de Lazare.

 

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Mais quelle idée qu’ils ont eu de construire cette église ? Ils en ont déjà deux ça leur suffit pas ?
Oui mais non. Parce qu’en fait celle-là a été construite avant les deux autres. Elle date de 1391. Ce serait le plus ancien édifice en bois construit en Russie.
Hélas, on n’a pas pu visiter l’intérieur. Mais une chose est sûre, l’église elle est petite.

 

 

Bon, et à part des églises y’a autre choses sur l’île ?

Mais bien sûr !! En fait, on trouve divers bâtiments typiques russes rapportés d’autres régions de Russie dans les années 1960. Ceci pour faire de l’île un musée en plein air.
On peut donc y voir :

La chapelle de l’Archange Saint-Michel (euh… on avait dit à part les églises..).
Une jolie réalisation datant de la fin du 18ème siècle. Elle est identifiable à son double toît surélevé d’un unique bulbe.

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Un moulin à vent.
C’est même le plus vieux de Russie. Mais ce moulin ne se contente pas seulement d’un record de longévité. Il détient en outre le record mondial du nombre d’ailes : huit !

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Des « bani »
Ce sont des saunas traditionnels. Et oui ! nous sommes proches de la Finlande, le pays du sauna.
Ils s’agit d’une petite cabane en bois construite sur pilotis. A l’intérieur on trouve un foyer pour permettre de chauffer, et des banquettes.
Il paraît que pour que le sauna soit efficace, il faut se rouler dans la neige ou plonger dans l’eau glacée. Tout nu bien sûr, sinon c’est de la triche ! Malheureusement, je n’ai pas pu tester, il n’y avait pas de neige. C’est bête.
Une isba.
L’isba c’est la maison traditionnelle russe. Toute famille russe actuelle (pas trop pauvre quand même) se doit d’avoir sa isba à la campagne.
On a eu droit à une visite commentée. Et une chose est sûre, c’est super bien pensé et aménagé.

La société paysanne russe du XIXème siècle suivait un modèle patriarcal. En effet, même après leur mariage, les fils restaient dans la maison de leurs pères, tandis que les filles devaient quitter leur maison pour suivre leur mari. Les maisons accueillaient donc beaucoup de personnes regroupant la plupart du temps plusieurs générations.
Dans cette région, l’hiver étant particulièrement long et froid, les maisons étaient aménagées de telle façon qu’il n’était pas nécessaire de sortir trop souvent.
Concrètement, une isba se compose d’une grande pièce principale, généralement surélevée. C’est ici que vivent et dorment tous les membres de la famille. Et qu’ils mangent aussi.
Les autres pièces sont destinées au travail, comme les étables, la ferme ou encore la batellerie. Ceci permettait de continuer à travailler l’hiver, sans pour autant être obligé d’affronter le froid. Les bateaux pouvaient être remisés afin d’être prêts à voguer dès les premières fontes de glace.
N’empêche que t’avais intérêt à bien t’entendre avec tout le monde, parce que vivre cinq mois enfermé avec quinze personnes ça ne devait pas être facile tous les jours.

L’intérieur de la ferme de Kiji a été entièrement restauré afin de faire découvrir aux touristes la vie quotidienne de la région.
On a pu d’ailleurs observer une femme en train de filer la laine. Femme qui doit être sur quelques centaines de photos souvenirs à travers le monde.

Mais, ce n’est pas parce que les russes restaient longtemps à l’intérieur de leur habitation qu’ils ont pour autant négligé l’aspect extérieur. Bien au contraire.
L’isba est une véritable œuvre d’architecture. Les balcons et les volets sont finement ornés et sculptés, et profèrent à cette habitation un aspect qui va au-delà d’une simple habitation paysanne.

 

 

Mais Kiji c’est aussi la nature

Et oui, quand on se trouve sur l’île, on a l’impression d’être au milieu de nulle part, presque seuls au monde. Pas de bruit de circulation, pas (trop) de pollution. Juste les hommes, les oiseaux, les moustiques, l’herbe et l’eau. Et puis des fleurs aussi. Et des arbres. Et j’allais oublier les serpents, mais pas de panique les morsures sont extrêmement rares si on fait un minimum attention.
Une nature sauvage dans laquelle il est bon de se balader. Je n’ai qu’un seul regret, qu’on ait eu peu de temps libre pour en profiter. Les inconvénients des voyages organisés…
Il paraît que l’été l’île est envahie par les moustiques et les taons. Sur ce coup on a eu de la chance puisque nous n’avons croisé que quelques moustiques qui ne semblaient pas intéressés par le sang humain.

 

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Kiji, une île à touristes

Ok, Kiji a beau représenter la vie typique de la Carélie. Elle est un miroir sur le passé. Un pont entre hier et aujourd’hui. Mais les habitants faut bien qu’ils vivent. Et puis les Russes ils sont pas bêtes, ils savent bien que, qui dit touristes, dit des sous potentiels.
Alors, vous me croirez si vous voulez, mais figurez vous qu’ils ont installés des boutiques souvenirs. Ouais ! Et même qu’ils les ont installées à l’entrée (ou à la sortie) de l’île, là où les bateaux accostent. Qu’ils sont futés ces russes !!
On trouve aisément de quoi faire plaisir à toute la famille : Les Matriochkas, des colliers d’ambre, des chaussettes en laine pour avoir bien chaud l’hiver, les tasses avec la cathédrale de la Transfiguration dessus… Enfin bref tout plein de souvenirs qu’on trouve un peu partout en fait.
A la différence que les prix sont ici plus abordables que dans beaucoup de boutiques moscovites.
Ma maman elle a acheté une petite cuillère avec l’image de Kiji. Parce qu’elle fait la collection de petites cuillères ma maman. Qui a dit on s’en fout ?
Voilà, la visite de l’île est terminée. Il va falloir se diriger vers le bateau pour naviguer vers notre prochaine destination, non sans avoir pris une dernière photo de la cathédrale pour le souvenir.

 

 

Si je vous dis que j’ai aimé cette visite, ça vous étonne ?

En effet, cette excursion à Kiji restera un de mes meilleurs souvenirs de mon voyage Russe, avec la Place Rouge de Moscou.
Pour la sérénité et le calme qui règne à cet endroit.
Pour l’architecture époustouflante qui se marie parfaitement avec la nature sauvage.
Pour le guide local exceptionnel qui nous a transmis sa passion pour sa région, son pays.

Une chose est sûre, après la visite de l’île on comprend pourquoi celle-ci est classée au patrimoine de l’UNESCO.

Comme je l’ai dit dans l’article, ma visite date de 2006. J’aurais voulu vous proposer plus de photos, malheureusement, j’en ai perdu une partie… J’espère que celles que j’ai posté vous plairont.

Voyage dans le métro de Moscou

Si vous envisagez de faire un séjour à Moscou, tous les guides vous conseilleront d’aller visiter le Métro de Moscou. Ça fait partie des incontournables. Et pour cause : Il s’agit d’un des plus beaux métros du monde.
 

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Quelques chiffres et données historiques

Je vais faire court, histoire de ne pas vous bassiner inutilement.
La première ligne a été inaugurée le 14 mai 1935.
En 1941 le métro a deux fonctions : transporter les gens, et les abriter durant les alertes aériennes.
En 1947 le métro est récompensé de l’ordre de Lénine pour son organisation modèle du travail, pour le transport de la population et la maîtrise des techniques mises en œuvre.
Quotidiennement, il transporte plus de 7 Millions de personnes. (Celui de Paris en transporte 4.5 Millions).
Le métro de Moscou est l’un des plus profond au monde. Il détient d’ailleurs le record avec une station enfouie à 90m sous-terre.

 

J’ai visité pour vous

C’est à l’occasion d’une croisière Saint-Petersbourg Mouscou que j’ai eu l’occasion de visiter le métro moscovite. J’ai alors eu droit à une visite guidée.

Me voilà donc partie avec le groupe et le guide à la découverte du Métro. Durant le trajet en car pour rejoindre la station, la guide nous a fait un petit topo historio-politico-écono-touristique du Métro. En gros, ce que j’ai écrit juste au-dessus mais un peu plus développé, sauf que je me souviens plus vraiment du « développé ».

Nous voici arrivés à notre station de départ : Beloruskayia

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Là notre guide nous dit de faire très attention en empruntant l’escalator, car ceux de Moscou sont particulièrement rapides. Alors comme j’écoute ce qu’on me dit (oui, oui ça m’arrive!) j’accède prudemment à la première marche et… bah rien parce que franchement j’ai pas vu la différence de vitesse d’avec n’importe quel escalator.
Et on descend, on descend. Et même qu’on se dit que quand l’escalator il est en panne ça doit être bien galère, parce que mandieu que c’est profond !! D’ailleurs, pour pallier à tout problème escalatorien, on trouve un employé au pied de chaque escalator, afin de pouvoir remédier le plus vite possible à tout problème. Employés, majoritairement des femmes, qui, pour la plupart, dépassent allègrement les 65, voir 70 ans.

Enfin on arrive au cœur de la station.
Et là je vous assure que ça claque !! On m’avait dit que c’était le plus beau Métro du monde, et bien je le crois volontiers.
Des tableaux de peinture ornent les plafonds, toutes plus belles les unes que les autres.

 

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Et ce qui est encore plus intéressant, c’est que chaque station de Métro est décorée différemment, et chacune vaut le coup d’œil.
Dans l’une les murs sont recouverts de marbrure ou dorure, tandis que la station vous présentera une collections de statues de bronze.
Bien sûr on n’a pas visité les 162 stations avec la guide, mais seulement les plus belles. Mais par la suite j’ai repris le métro toute seule (enfin avec ma sœur et mes parents) et donc j’ai pu en découvrir un certain nombre. Et vraiment, elles méritent toutes qu’on y jette un coup d’œil. Même les plus anodines présentent un certain charme.
Bref, c’est un véritable musée sous-terrain.

Bon ok c’est beau, c’est magnifique, sublime… Mais il faut noter que la plupart des stations datent de l’époque Stalinienne… Et donc ont été décorées selon le mode… Stalinien.
En conséquence, les bas-reliefs ont tous un je-ne-sais-quoi de communiste, les statues représentent la gloire des travailleurs. Il y’a d’ailleurs une station de métro entièrement dédiée à la jeunesse communiste ayant participé à la Révolution d’Octobre 1917. Une autre station est entièrement décorée sur le thème « une journée dans le pays de Socialisme ».

 

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M’enfin, communisme, socialisme ou pas, le métro reste le plus beau du monde.
Après avoir admiré la première station. Nous testons le métro lui-même. La rame quoi !
Première impression, fait vachement chaud là-dedans
Avant de monter, la guide nous avait dit que le métro était très rapide et démarrait assez brusquement. En gros, il passe de 0 à 90km/h en moins de 2 secondes. Donc, autant bien se tenir avant le départ, au risque de se retrouver assis sur les genoux de quelqu’un… C’est aussi un moyen comme un autre de faire connaissance, c’est vrai.
Sinon, les rames n’ont rien d’exceptionnelles. Elles font vieilles, elles grincent au point de ne pas pouvoir envisager une conversation normale quand elles roulent, mais elles vont vite.

 

 

Les touristes se font-ils toujours arnaquer ?

Si je suis très heureuse d’avoir pu visiter cette œuvre d’art qu’est le métro moscovite, en revanche j’ai été assez déçue de la prestation de notre guide.
Sachant, qu’un ticket de métro coûte moins d’1€ et que là j’avais payé 20€ pour cette visite, [En fait la visite était couplée avec une excursion nocturne sur la Place Rouge, proposée à 10€ toute seule. Ce qui revient à dire que la visite du métro était proposée au prix de 10€]. Bref, tout ça pour dire qu’ayant déboursé 10€ pour cette visite, je m’attendais à avoir plus qu’une simple balade dans les couloirs du métro. Je m’attendais par exemple à ce qu’on aille au musée du métro de Moscou, puisque c’était le thème de la visite. Que nenni ! Bien sûr, on a bien eu droit à quelques explications sur l’histoire de métro, mais j’avoue être restée sur ma faim. Nous n’avons eu que très peu d’informations et de critiques sur l’architecture et les décorations.
Enfin si, je suis mauvaise langue quand je dis qu’on n’a pas eu d’infos sur les décorations. La preuve : Un moment la guide s’arrête devant une fresque et nous dit : « Cela représente l’époque communiste ». Je vous laisse regarder la photo pour juger de ses dires…

 

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La guide a passé plus de temps à faire flipper tout le monde en nous rabâchant que y’avait des voleurs et qu’il fallait faire attention à ses affaires plutôt que de nous faire découvrir les beautés du métro. A ce propos, sachez qu’il n’y a pas plus de voleurs que dans n’importe quel métro du monde. Il y’a des pickpockets comme dans tout lieu très fréquenté, c’est tout.
En résumé, j’ai eu l’intime conviction de m’être fait arnaquer.
Par la suite, j’ai donc demandé à quelques personnes qui avaient été à Moscou si elles avaient eu la même impression que moi. Et bien oui ! Elles aussi ont trouvé que la visite n’était pas à la hauteur de leurs espérances
Cela m’amène à penser qu’il vaut mieux visiter par soi-même, ce qui fera économiser quelques deniers.

 

Bilan

Si vous allez à Moscou, souvenez-vous qu’il y a deux choses que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte :
• La Place Rouge (dont je vais vous parler très bientôt)
• Le Métro

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Anna Karenine

Faut que je vous dise un truc. Depuis des années, je suis victime d’un complot orchestré par la ligue des cinéphiles géants. Vous n’en avez jamais entendu parler ? J’vous explique de quoi il s’agit.
Parfois, lorsque mon mètre 55 et moi-même nous rendons au cinéma, nous sommes victimes de cette malédiction qui consiste à ce que LE mec d’1m95 s’asseye juste devant moi. Et du coup me cache le bas de l’écran.
Et hier, en allant voir Anna Karenine, j’ai encore était la cible de cette ligue. Et oui, je suis sûre que c’est un complot contre moi… sinon ça aurait été son pote de 20 cm de moins qui se serait assis devant moi, pas vrai ?
Bref, je me suis déplacée d’un siège… et pour le coup, j’ai du expliquer au type à côté de moi que mon rapprochement n’était en acun cas une tentative de drague. J’avoue, je ne m’attendais pas à ce qu’il me rétorque que « oh, mais j’ai jamais dit que ça me dérangeait, hein ! ». Ah.

Moi j’vous dit, parfois ce qu’il se passe dans la salle, c’est carrément plus croustillant qu’à l’écran.

 

Donc, il y a quelques mois je suis allée voir Anna Karenine.

J’étais assez partagée sur l’envie d’aller voir ce film ou non.

J’avais envie parce que, sans avoir lu le roman de Tolstoi, ni vu la version avec Sophie Marceau, j’avais déjà entendu parler de l’histoire dans les grandes lignes, et celle-ci me bottait bien. Certes, c’est une histoire classique d’amour, mais ça me tentait bien quand même.

J’avais envie aussi pour Jude Law. Sans être une fana inconditionnelle de l’acteur, il fait partie de ces acteurs que j’apprécie de voir à l’écran (je parle du jeu et non du physique.. au cas où).

 

Sauf que… Keira Knightley. Et ça, c’était un problème pour moi. Je n’aime pas son jeu d’actrice. Avec elle, c’est rare que je perçoive beaucoup d’émotion lorsqu’elle interprète un rôle. Et ça, bah moi je trouve ça plutôt embêtant. Voir même ennuyeux.

 

M’enfin, la curiosité l’a emportée, je me suis décidée à aller le voir.

 

Synopsis

Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle.

 

 

 

Mon avis

Anna Karenine, c’est de l’amour, de la trahison, des mensonges, des non-dits, de l’adultère, de la bourgeoisie qui s’occupe plus du qu’en-dira-t-on que d’autre chose. En résumé, Anna Karenine c’est une histoire universelle, intemporelle et donc moi ça me plait !

N’ayant pas lu le roman, je ne sais pas ce qui dans le film a été respecté ou changé par rapport à la version de Tolstoi, mais une chose est sûre, j’ai bien envie de lire ce livre.

 

A présent, parlons du côté ciné.

Comme la plupart de ceux qui ont vu le film, je pense, j’ai tout d’abord été très surprise par le côté théâtralisation de la mise en scène. Des décors qui se baissent ou se relèvent comme dans un théâtre. Un lit ou un bureau placés sur une scène afin de spécifier qu’ils sont le centre d’une séquence… C’est pour le moins, original et étrange. Si l’on rajoute à cela le côté chorégraphie avec ces séquences où l’on peut voir les personnages bouger au rythme d’une musique… Ah ! Mais en fait ça fait ballet Russe !
Donc, au début j’ai trouvé ça marrant, je me suis dit que la métaphore (si toutefois c’en est une) était originale. Et puis après quelques minutes, j’ai commencé à me dire que ok c’est marrant cinq minutes, mais si ça durait 2 heures, ça allait vite me gonfler.
Il est sympa en fait Joe Wright (le réalisateur), parce qu’il m’a écouté. Moi qui craignais que cette fantaisie ne devienne rébarbatif, cela ne servira que dans certaines scènes bien spécifiques.

 

Pour en revenir aux décors du film : J’ai beaucoup, beaucoup aimé. Bien sûr, il y a tout ce côté théâtral qui ressort, mais les décors plus classiques sont également très réussis. L’ambiance Russie de la fin du XIXème siècle est bien présente.

 

Et ce ne sont pas les costumes qui viendront démentir l’ambiance de l’époque !

Ah ben si en fait… puisque la costumière a eu l’idée de mixer le style Russe du 19ème siècle avec des touches de fifties. Pourquoi, dans quel intérêt ? Je ne saurais vous dire… surtout qu’en grande ignare que je suis, je n’avais strictement rien remarqué. Je l’ai su parce que je suis tombée sur un article en parlant. En tout cas, moi je les trouve plutôt chouettes, les robes de ces dames. Et surtout, j’ai kiffé leurs chapeaux.

 

Et le jeu des acteurs ça donne quoi ?

Ça donne que Jude Law est excellent dans ce rôle de mari-trompé-mais-qui-pardonne-à-sa-femme-et-même-à-l’amant-de-sa-femme. On a presque envie de le prendre en pitié, tellement il semble dévasté par tout ce qu’il lui arrive. C’est qu’il l’aimait sa femme !

Aaron Johnson s’en sort pas mal dans le rôle de Vronsky, même si je trouve qu’il lui manquait un je-ne-sais-quoi pour rendre le personnage plus euh, comment dire ? Disons moins « je ne vis que pour toi, oh ! Anna ». Parce que même s’il y a de cela dans cette histoire, j’ai l’intime conviction que dans le roman de Tolstoï, Vronsky est plus que l’amant d’Anna Karenine. Pourtant, c’est ce que j’ai ressenti dans le film.

Quant à Keira Knightley… et bien elle n’est pas mauvaise dans son rôle d’Anna, mais comme d’habitude, les émotions ne passent pas. Je ne vibre pas lorsqu’elle est avec Vronsky, je ne ressens rien quand elle avoue à son mari. Non vraiment cette actrice me laisse assez indifférente. Et c’est bien dommage, parce qu’elle joue souvent des personnages fort intéressants.

 

Alors finalement, il vaut le coup d’être vu ce film ou pas ?

J’ai envie de dire oui, pour l’originalité de la mise en scène, que vous apprécierez ou non. Oui aussi parce que même si l’histoire originale a été dépoussiérée (trop selon certains, mais ça je ne saurais vous dire), elle reste tout de même très intéressante et bien racontée.
En tout cas, même si je ne suis pas fan de Keira, je ne me suis absolument pas ennuyée durant ces deux heures de film.