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Le billet qui ne vous échappera pas

En matière de lecture, on a parfois besoin de valeur sûre. J’entends par là qu’on a besoin de lire un auteur dont on est sûr de ne jamais être déçu. Et Romain Sardou fait partie de ces auteurs dont j’ai toujours apprécié la plume. Aussi, lorsque Tequi m’a proposé de lire Personne n’y échappera pour le challenge Livr’a deux pour Pal’addict, je n’ai pas hésité longtemps. En fait, je n’ai pas hésité du tout.

 

 

Synopsis

New Hampshire. Hiver 2007. 24 corps sont découverts dans le sable enneigé d’un chantier d’autoroute. 24 cadavres. Tués d’une balle en plein coeur, sans aucune trace de lutte. Sacrifice de secte ? Suicide assisté ? Gigantesque règlement de compte ? Plus incroyable encore : personne ne les réclame. Pas un mari inquiet, pas une mère affolée, pas un collège de bureau ne prend contact avec la police. Le même soir Frank Franklin, 29 ans, jeune professeur de littérature, arrive pour son nouveau poste dans une université qui jouxte le chantier des 24. Très vite, quelque chose l’inquiète sur le campus. Bientôt, il va comprendre qu’il a été entraîné dans un terrifiant jeu de dupes…

 

Mon avis

Une fois de plus, l’auteur confirme son statut de valeur sûre de la littérature, et plus particulièrement du thriller.

Ce que j’aime avec Romain Sardou, c’est qu’en matière de plantage de décor, il ne tourne pas autour du pot. Dès les premiers paragraphe, on se retrouve sur les lieux du crime et déjà l’angoisse commence. Angoisse qui n’aura de cesse d’augmenter au fil des pages jusqu’à au dénouement final. Ou pas.
Romain Sardou nous emmène dans une enquête criminelle où les policiers vont se trouver confrontés à des choses qui dépassent leur entendement. Il faut dire que se retrouver avec 24 victimes sur les bras d’un seul coup, il y a de quoi être perturbé. Même si t’es un super flic. Mais alors, que vient faire ce professeur de littérature dans l’histoire ? Et en quoi peut-il aider à résoudre une enquête dans laquelle même les policiers les plus chevronnés pataugent ?
Et oui, Romain Sardou mène le lecteur d’une piste à une autre, tout en multipliant les pièges et les faux-semblants. Et au milieu de tout ça, tout lecteur que tu es, bah tu essaie de déjouer ces pièges, de trouver les indices qui te mèneront vers la résolution de l’affaire. Ce livre, c’est typiquement le genre à te raccourcir considérablement ta nuit. Non pas parce que ça t’angoisse, que tu flippe de voir apparaître le meurtrier au pied de ton lit, non. Mais parce que l’histoire est tellement prenante que lâcher le livre est limite un supplice.
Mais au-delà du suspens qui ne m’a pas lâché de bout en bout, j’ai trouvé l’histoire très bien construite et surtout vraiment originale. Car bien sûr, le coup de l’écrivain et du meurtrier n’est pas nouveau, d’autres auteurs s’y sont essayés avant lui, avec plus ou moins de succès. Sauf que Romain Sardou, lui, a su prendre le contre-pied et nous proposer pour le coup quelque chose de vraiment original. Une imagination qui n’a cessé de me surprendre tout au long de ma lecture, et qui ne m’a pas laissé deviner la fin. Or pour moi, un bon thriller est un thriller capable de m’étonner jusqu’à la dernière ligne.

Pour résumer tout ça, Personne n’y échappera est un thriller qui déchire et que je vous conseille vivement !

 

Côté challenge

Quitte Rome ou meurs

Il y a quelques mois de cela, je participais au swap « c’est moi tout craché », où chacun devait choisir le thème pour lequel il aimerait recevoir son colis. Moi, j’avais choisi « La Rome antique » (mes études d’Italien ont parlé pour moi ^^).
Dans ce colis, se trouvaient plusieurs livres, dont celui de Romain Sardou « Quitte Rome ou meurs ». Romain Sardou est un auteur que j’apprécie particulièrement, j’étais donc toute jouasse de le trouver dans mon colis.

Synopsis

L’an 62 ap. J.-C., Néron règne en despote sur l’empire romain. Pour l’avoir offensé, le jeune patricien Marcus est condamné à mort. Traqué par la garde prétorienne, il doit fuir Rome et ses plaisirs et se cacher dans les provinces lointaines. Trahi par sa famille, coupé de ses partisans, Marcus n’a plus qu’un seul allié, le grand Sénèque, avec qui il entame une correspondance secrète. À soixante ans, philosophe, grand littérateur, Sénèque est l’homme le plus célèbre de l’empire, mais vit retiré sur ses terres, occupant ses journées à lire et à écrire. Tout en déjouant les pièges de ses poursuivants, Marcus, jusque-là frivole et impétueux, applique les conseils de son illustre ami, et reçoit au fil de ses lettres une magnifique leçon de vie et d’intelligence. À travers les péripéties de la fuite de Marcus, c’est la Rome de Néron qui renaît, fascinante et inquiétante. À travers sa correspondance avec Sénèque, c’est une philosophie pratique de la vie qui se transmet jusqu’à nous, intemporelle malgré ses deux mille ans d’âge, et répond brillamment à cette question à laquelle nul n’échappe :  » Qu’est-ce que vivre et comment être heureux ?  »

Mes impressions

Nous disions donc : « Qu’est-ce que vivre et comment être heureux ? ». Vous avez 4 heures.

Ce roman épistolaire est très différent de ce que j’ai pu lire de Romain Sardou jusqu’alors. Et si ce n’est pas celui que j’ai préféré, il n’en demeure pas moins très intéressant et instructif.

Au fil des pages, nous découvrons donc une correspondance semi-fictive entre Marcus, jeune romain ayant fuit la ville, et Sénèque, grand philosophe. Pourquoi semi-fictive ? Car le réel et l’imaginaire se rejoignent. En effet, si Marcus et ses lettres sont des inventions de l’auteur, Sénèque et ses écrits sont, eux, bien réels.

Enfin, presque tous ses écrits… car pour rendre l’histoire cohérente, Romain Sardou y a ajouté sa griffe personnelle. Or, si à certains passages j’ai clairement compris qui de Senèque ou de R. Sardou était le véritable auteur, j’avoue avoir eu plus d’hésitations à d’autres, tant les écrits se lient bien entre eux.

Ce roman n’est pas à proprement parler un roman historique. Néanmoins, l’auteur s’est basé sur des faits et personnages réels pour asseoir le fil de son histoire. Nous retrouvons donc Néron, empereur décrit comme despote et cruel, et , ayant eu pour précepteur un certain Sénèque. Il est fait mention notamment du grand incendie de Rome, évènement qui s’avéra capital pour bien des raisons.
Bref, nous avons donc à faire à une semi-fiction.

Et si la forme épistolaire s’avère intéressante pour découvrir ou redécouvrir ce qu’était la Civilisation Romaine de l’époque, elle permet surtout de mettre en exergue la dimension humaine et philosophique contenu dans cet échange de lettre. Dire que la lecture de ce roman m’a amené à philosopher avec moi-même serait mentir. La philo et moi, on était pas très amies au lycée (5/20 au bac, coef 7. Bam !). Mais disons que cette lecture permet de se poser des questions non dénuées d’intérêt sur la vie, le bonheur, et tout un tas de choses. Et même si ces lettres datent de quelques 2000 ans, il est particulièrement amusant de voir à quel point ces questions restent actuelles. Ah, ben si en fait, j’aurais donc philosphé avec moi-même ? Oui, j’aime me contredire moi-même ^^.

Cette lecture, bien différentes de mes habituelles, s’est avérée agréable, même si ce n’est pas le roman de Romain Sardou que je préfère. Et aussi agréable soit-elle, je ne me sens toujours pas l’âme du philosophe 🙂

4 heures terminées, je ramasse les copies. Merci.

 

côté challenge


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