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Un long dimanche de fiançailles. Sebastien Japrisot

En 2015, j’écris mes chroniques au fur et à mesure de mes lectures.
En 2015, j’écris mes chroniques quand j’en ai envie. Même 6 mois après avoir lu le livre.

Et donc, en septembre dernier (ou août, je sais plus) j’ai lu Un long dimanche de fiançailles, de Sébastien Japrisot. Parce que j’aime beaucoup le film et que je ne connaissais pas le style de cet auteur.

 

 

Synopsis

Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Cinq soldats qu’on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu’on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n’avait pas vingt ans. À l’autre bout de la France, la paix venue, Mathilde veut savoir la vérité sur cette ignominie. Elle a vingt ans elle aussi, elle est plus désarmée que quiconque, mais elle aimait le Bleuet d’un amour à l’épreuve de tout, elle va se battre pour le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l’a perdu. Tout au long de ce qu’on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu’au bout de l’espoir insensé qui la porte.

 

Mon avis

La première chose que je me suis dite en refermant le livre,c’est que serais bien incapable de dire lequel du livre ou du film a ma préférence. Car d’un côté le film paraît presque gentillet par rapport au livre, tant l’intrigue ainsi que les descriptions et les rebondissements y attenant sont prenants. Mais il y a dans le film une émotion que je n’ai pas ressentie lors de ma lecture. Non pas que le roman m’ait laissée indifférente, loins de là. C’est juste que mon ressenti est assez différent.

Dans ce roman, nous suivons donc le parcours de Mathilde pour retrouver et sauver son Manech. Et ce, grâce aux nombreuses lettres envoyées et reçues. J’ai vraiment trouvé intéressant de suivre une partie de l’intrigue à travers ces lettres. A chaque instant on ressent la passion, le désarroi, l’urgence de l’expéditeur. Mais c’est surtout des bribes de la Grande Guerre qui surgissent sous nos yeux, avec ses horreurs bien sûr, mais surtout ses folies et ses absurdités. Mathilde a un côté attachant, et l’on a envie pour elle que son enquête aboutisse. On se prend à espérer qu’elle retrouvera Manech, car il faut bien l’avouer, nous aussi en tant que lecteur, on souhaite savoir ce qu’il est advenu du jeune homme.
Le roman recèle plusieurs différences avec le film, et notamment en ce qui concerne le dénouement, et j’avoue que cela n’a pas été pour me déplaire. Et d’ailleurs, j’ai trouvé les deux fins aussi intéressantes l’une que l’autre, cependant j’ai trouvé l’histoire mieux ficelée et surtout plus aboutie dans le roman que dans le film.

Un long dimanche de fiançailles est une très belle histoire, pleine de passion et d’émotion. Malgré tout, je ne peux la qualifier d’excellente lecture, car hélas le style Japrisot ne m’a pas enchantée. En effet, l’auteur est amateur de longues phrases, surtout descriptives. Et si les descriptions ne me gênent pas, je ne suis en revanche pas une férue de ces phrases à rallonge dont tu ne te souviens plus le début quand tu arrives à la fin. Et pour le coup, je trouve que par moment l’histoire perd en simplicité, que l’impact des rebondissements se fait moins mordant. D’un point de vue purement sentimental, le film m’a plus bouleversée que le roman, puisque j’ai vraiment eu l’impression de ressentir les états d’âme des personnages.

En conclusion, un long dimanche de fiançailles fut une lecture fort intéressante. J’en retiens une intrigue bien menée sur fond de Grande Guerre et de ses grandes absurdités. Et je vous invite à découvrir le roman et, ou le film.

 

Côté challenge

 

 

Les rivières de Londres. Ben Aaronovitch

Un jour que je flânais dans une librairie, mes yeux ont été attirés par la couverture de ce roman. J’ai immédiatement craqué dessus. J’ai lu en diagonale la quatrième de couverture, ça m’a paru sympa, j’ai embarqué le roman. En plus, j’ai pu voir qu’il y avait plusieurs volumes présentant eux aussi des couvertures trop belles. Alors je n’espérais qu’une chose : que ce premier tome me plaise pour pouvoir acheter la suite. Parce que j’aime avoir des livres avec des belles couvertures dans ma bibliothèque 🙂

 

Synopsis

L’agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu’au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel. .. s’il n’était mort depuis plus d’un siècle ! Et Peter n’est pas au bout de ses surprises : recruté par l’énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d’incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s’il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres…

 

Mon avis

J’ai beaucoup aimé cette lecture, et je me réjouis d’avance à l’idée d’acheter les tomes suivants ! ^^

Dès les premiers instants, j’ai aimé le personnage principal. Un homme qui n’a rien du héros, avec ses défauts et ses qualités. J’ai aimé aussi l’ambiance so british, et surtout cet humour… Bref, j’ai su rapidement que cette lecture allait être un bon moment.

Les rivières de Londres, c’est aussi une occasion de visiter Londres, de fouler ses pavés, et surtout de longer ses Rives. Car à travers ce récit, l’auteur nous fait une description certes particulière, mais néanmoins bien vivante de la capitale anglaise. En effet, si le surnaturel est omniprésent dans l’intrigue, la ville en elle-même n’en est pas moins très réaliste. L’auteur a su mêler à merveille ces deux aspects.
Mais si j’ai pu ressentir tout cela, c’est bien parce qu’il y a en-dessous de tout cela une intrigue rondement bien ficelée.

L’agent Peter Grant, tout jeune policier, va se voir confier une mission bien spéciale : traquer les êtres surnaturels qui s’écarteraient du droit chemin. Et pour mener à bien sa formation, il bénéficie d’un mentor de premier choix : l’inspecteur Nightingale.

Les deux hommes vont avoir fort à faire, puisqu’ils auront pour mission, non seulement de maintenir l’équilibre entre les êtres humains et le surnaturel, mais également de mettre fin à cette guerre qui oppose deux grandes divinités de Londres.
J’ai beaucoup aimé la façon dont l’enquête avance : lentement, en prenant en compte les détails sans rien laisser au hasard. On passe d’un quartier à l’autre, d’une rivère à l’autre, oscillant entre réel et surnaturel. Et tout cela le plus simplement du monde. A tel point que l’on pourrait presque douter de ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Il faut dire aussi que l’auteur joue habilement sur les noms, laissant sciemment planer cette confusion… Mais attention ! Quand je dis que l’enquête avance lentement, cela ne signifie pas que la lecture est ennuyeuse et que l’auteur se perd dans des détails inutiles. Bien au contraire ! A aucun moment je ne me suis ennuyée, et j’ai été totalement happée par ma lecture du début à la fin. Les actions comme les moments de réflexion de manquent pas.

Nous avons donc une action bien menée, mais aussi des personnages fort intéressants.
J’ai aimé le flegme britannique de Nightingale. J’ai aimé l’aura d’autres personnages dont je ne vous en dirai pas d’avantage. Et surtout j’ai beaucoup apprécié Peter Grant, ses doutes quant à ce monde surnaturel, ses réactions purement humaines face à certaines femmes. Surtout une certaine Beverly…

En conclusion, Les rivières de Londres fut pour moi une excellente lecture. Il ne me reste plus qu’à me procurer la suite de cette saga.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge Livra’deux pour pal’addict.

Merci, merci ma Téquichérie de m’avoir choisi ce livre 🙂