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Fight Club. Chuck Palahniuk

Sur Livraddict, Kyradieuse a eu la très bonne idée de lancer Le challenge Pal/wishlist communes. Le but est très simple : trouver des lectures communes avec les autres participants.
Et donc, avec TetedeLitote on a vu qu’on avait, entre autre, Fight Club en commun. Nous l’avons lu en début de semaine. Elle a déjà écrit ses impressions sur son suivi lecture directement sur Livraddict, mais je pense qu’elle en parlera également sur sa chaîne Youtube.

 

 

Synopsis

Sur le plus haut building du monde, deux hommes exploseront dans dix minutes : Tyler Durden et le narrateur. Flashback. Un jeune cadre conte ses errances d’avion en avion, sa vie passée à ausculter des carcasses de voitures pour le compte d’un constructeur automobile. Bien qu’en bonne santé, l’homme participe à divers groupes thérapeutiques, s’y repaît du malheur des autres et y retrouve le sommeil… jusqu’à sa rencontre avec Marla, une sadomasochiste qui pratique la même imposture. Plus bouleversante encore sera sa confrontation avec Tyler Durden, l’inventeur des fight clubs, ces lieux où de jeunes américains biens nés se battent à mains nues jusqu’à l’épuisement. Peut-être pour donner un sens à leur vie. Peut-être parce que dans ce chaos consumériste qui sert de monde, « la douleur est la vérité, l’unique vérité ». Mais pour Durden, il faut aller beaucoup plus loin…

 

Mon avis

J’aurais pu me contenter de vous dire que La première règle du fight club est qu’on ne parle du fight club, et arrêter là ma critique. Mais je vais faire une entorse à la règle ^^

Fight Club à la base pour moi c’est un film. Culte pour beaucoup, juste un très bon film pour moi. Ce qui est déjà pas mal en soi. Je l’ai vu il y a plusieurs années de cela, j’avais beaucoup aimé. En revanche, j’ai appris que ce même fim était tiré d’un roman que récemment. Peut-être un ou deux ans. Du coup, je l’avais noté dans un coin de ma tête pour plus tard (dans ma tête, j’ai plein de livre « pour plus tard ». Et plein de films aussi). J’ai profité d’une promotion sur Amazon il y a quelques mois de cela pour l’acheter en version numérique et en Version originale pour 99 cts.

Et donc, si on en parlait de ce roman ?

Bah moi je l’ai juste adoré !! Bien plus que le film. Et pourtant, j’ai du m’accrocher pour cette lecture. Tout d’abord parce que mon Anglais est loin d’être parfait, et que parfois j’ai eu des doutes, je n’étais pas sûre d’avoir vraiment bien compris. Le vocabulaire utilisé n’est pas forcément compliqué, mais c’est un style assez oral auquel je ne suis pas forcément habituée.
Et puis il y a aussi la construction du roman. Bien moins linéaire que le film. On fait des aller/retour dans le temps, il y a des flashback, le narrateur (qui est le personnage principal de l’histoire) étant lui-même bien confus dans ses idées, forcément derrière on rame pour le suivre. Mais justement. C’est parce que la narration est décousue, parce qu’il faut sans cesse faire un effort pour suivre les réactions du narrateur que ce livre en devient plus intriguant et donc plus intéressant.
Intéressante, l’histoire l’est aussi, évidemment. Captivante, même.
Et c’est quoi l’histoire au juste ? Et bien c’est celle d’un homme qui bosse dans une société automobile, qui vit dans un appartement meublé de meubles ikea, et qui vit une vie d’américain lambda. Si, si je vous assure c’est captivant. Bref, le personnage principal est un homme normal… en dehors du fait qu’il passe son temps à un groupe de soutien à l’autre, juste pour se sentir exister. Mais il y a Marla, qui comme lui fréquente tous les groupes de soutien. Et ça ne lui plaît pas trop tout ça ! Parce que cette imposteuse pourrait dévoiler le fait qu’il soit lui-même un imposteur. Ou plus exactement, à cause d’elle sa propre imposture lui éclate en pleine figure. Il faudra donc trouver un compromis…

Puis il y a la rencontre avec un certain Tyler Durden. Et il va s’en passer des choses entre ces deux-là ! Et pas toujours des bonnes choses d’ailleurs. Néanmoins ils ont un truc en commun : l’envie de se battre, au sens propre du terme, pour échapper à leur petite vie misérable et sans envergure. Par la suite, il va être question de savon, de baiser brûlant, de singes de l’espace et d’un projet chaos. Mais pour ce dernier, je ne vous ai rien dit, car il ne faut pas en parler…

Donc, notre personnage principal et Tyler vont goûter à la violence. La violence physique de ces combats illégaux qui ont lieu dans les caves des pubs. Ça se fighte, ça rend coup pour coup, ça encaisse. Mais aussi la violence psychologique. Et pour le coup, cette dernière est bien plus présente dans le livre que dans le film. Du moins, d’après le souvenir que j’en ai. Ici, elle s’insinue partout, dans chaque page, dans chaque action, dans chaque réflexion. Parfois, on ne se rend même pas compte que ç’en est, parce qu’elle est fourbe et prend bien des aspects. Elle ne se montre pas forcément brutale, la violence. Mais Fight Club, ce n’est pas que de ça, et heureusement, sinon cela perdrait de son intérêt. Ce roman, c’est avant tout un miroir de notre société. Pas très reluisant le miroir, certes. Et fort heureusement, avec de la crasse dessus, une image déformée par endroits, bref un reflet qui nous montre une parcelle peu envieuse de nous-même. Ce besoin d’exister, de se faire un nom, de montrer qu’on est là, même si pour cela il faut toucher le fond, s’autodétruire pour se sentir revivre. Tout ça, c’est bien triste, c’est moche, mais c’est terriblement réaliste… et ça c’est vachement cruel et flippant. Surtout quand tu te dis que le roman a été écrit il y a vingt ans, et qu’aujourd’hui c’est (presque) plus réaliste qu’au moment de l’écriture. Ouep, pour le côté joyeux on repassera.

Mais ça n’empêche que ce roman vaut largement le coup d’être lu.
Parce que c’est un roman certes très noir, mais il ne l’est pas inutilement.
Parce que bien plus que dans le film, il nous fait réaliser que la violence physique n’est certainement pas la pire qui soit.
Parce que la fin est différente du film.
Et parce que la narration y est tout simplement excellente.

Les foudroyés. Paul Harding

En entendant Agathe parler du roman Les foudroyés sur sa chaîne Youtube, je lui avais laissé un commentaire pour lui dire qu’elle m’avait bien donné envie de découvrir ce roman. Le commentaire n’est pas tombé aux oubliettes, puisque j’ai eu la surprise de le recevoir lors de notre swap de l’avent.

 

 

Synopsis

George, un ancien horloger, agonise parmi les siens, et tandis que s’égrènent ses dernières heures et que le monde lui échappe, les souvenirs affluent, de plus en plus vibrants, telles des pièces d’orfèvrerie menacées par le temps. Un père toujours en vadrouille, hanté par la foudre et l’épilepsie, des objets chargés de sens et d’émotion, des instants de pure nature, des éclats qu’il convient de polir une dernière fois…

 

Mon avis

S’il y a bien un truc que je n’aime pas, c’est de dire que je n’ai pas aimé un livre qui m’a été offert. Surtout quand la personne vous l’a offert parce que vous lui avez dit que oh oui, oui, oui, tu en parles trop bien et moi aussi je veux le lire, je veux, je veux !!! Et donc, Agathe se fait une grande joie de partager sa passion de ce livre avec toi. Parce que non, je n’ai pas aimé ce livre. Ou plus exactement, il m’a l’aissée de marbre.
Vous allez me dire, tous les goûts sont dans la nature, et heureusement qu’on n’aime pas tous la même chose. Nous sommes bien d’accord sur ce point. Sinon qu’est-ce que la vie serait ennuyeuse, n’est-ce pas ? M’enfin, trève de tergiversation je vais tout de même vous expliquer pourquoi ce roman était en deçà de mes attentes.

L’histoire c’est celle de George, un horloger qui voit arriver à grands coups de tic tac sa dernière heure. Le moment de faire un dernier point sur sa vie. Une vie que l’on devine rapidement pleine de rebondissements, d’aléas, de méandres. On découvre sa jeunesse dans l’Amérique des années 20, ainsi que la vie de son propre père. On apprend à connaître George, ou du moins ce qu’il veut bien nous laisser voir. Parce que mine de rien, il a quand même un côté super cachotier, comme une certaine pudeur qui l’empêche de trop en dire. Genre, j’ai des choses à vous révéler, mais je ne veux pas non plus me mettre au-devant de la scène.  Oui, ce roman est en soi une belle réflexion sur le temps qui passe, sur les relations familiales également.

Le hic, c’est que je n’ai pas du tout accroché à la narration.

Le récit m’a semblé manquer d’un fil directionnel, partant ainsi dans tous les sens. On passe du passé au présent, on fait un détour par un petit instant technique sur l’horlogerie, on passe d’une anecdote à l’autre. Et moi, bah je me suis sentie perdue, rejetée de cette famille pourrait-on dire.
Imaginez. Vous êtes invités à un repas où vous ne connaissez qu’une seule personne. Par contre, tous les autres convives se connaissent entre eux, parce que c’est la même famille. Vous les entendez se raconter des anecdotes, des souvenirs. Vous voyez le grand-père raconter une histoire de sa jeunesse. Cette histoire, personne ne la connaissait, pas plus que vous. Mais les autres ont un vécu commun que vous n’avez pas. Alors l’histoire vous échappe totalement, vous écoutez tout ça sans écouter vraiment. Bref, vous êtes largués. Et bien c’est à peu près ça que j’ai ressenti avec ce livre. L’histoire m’a échappée, et de ce fait les personnages ne m’ont pas intéressés.
J’ai en quelque sorte subi cette lecture et n’ai donc pas pu l’apprécier. Je n’étais peut-être pas dans la période qu’il fallait pour l’apprécier, ou peut-être que je n’ai pas tout compris, ou peut-être que… rien du tout en fait. Je n’ai pas été sensible à ce texte et puis c’est tout.

Evidemment, ce n’est pas moi qui vais vous recommander ce livre, mais Agathe elle a aimé elle ! Alors pourquoi ne pas vous faire votre propre opinion ?