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Frankenstein, Mary Shelley

Dernièrement, j’avais lu quelques avis sur Frankenstein qui m’avaient donné envie de me mettre moi aussi à cette lecture. J’avais noté ça dans un coin de mon cerveau. D’ailleurs, à force de noter des livres dans le coin de mon cerveau, ledit coin commence à manquer de place. Bref. Et puis, récemment il y a eu sur Arte une soirée documentaire sur le thème de l’électricité. Absolument passionnant, soit dit en passant. Dans ce documentaire, ils ont fait un moment référence à Frankenstein. Du coup, ça m’a permis de sortir ce livre du coin de ma tête… Et de le télécharger sur ma liseuse pour emmener une petite lecture avec moi en vacances.

 

 

Synopsis

Victor Frankenstein ! C’est l’inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d’un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d’un chêne… Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l’alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l’horrible créature faite d’un assemblage de cadavres ! L’oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d’une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D’esclave qu’il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui… Pour Frankenstein, l’enfer est à venir…

 

 

Mon avis

Tout d’abord, je dois avouer que j’ai été très surprise par le début de ce roman. En effet, celui-ci commence sur une correspondance. J’ai donc cru avoir à faire à un roman épistolaire. En réalité, ce n’est pas le cas. Mais cette correspondance permet de mettre en scène l’histoire et ses personnages. Elle sonne comme une introduction, et j’admets que le principe est bien trouvé.

Nous entrons ensuite dans le vif du sujet, à savoir la vie de la créature, ainsi que de Victor son créateur. Ce roman nous raconte comment et pourquoi il a fabriqué cette créature, comment et pourquoi cette créature devient peu à peu un monstre sanguinaire, semant la terreur. Et si l’intrigue est un bon argument pour avoir envie de lire Frankenstein, voici d’autres raisons de vous mettre à cette lecture.

Parce que Frankenstein a inspiré de nombreux films, livres, BD, dessins animés… et que c’est toujours bon de connaître la version originale d’un personnage.

Parce que ce roman est un mélange de mythe et d’évolution technologique à l’époque de sa création. En effet, comme l’indique le titre du livre, Frankenstein est un Prométhée moderne. Ainsi que Prométhée aurait créé l’homme à partir de boue et d’eau, Victor va fabriquer son personnage à partir d’élements trouvés ça et là. L’Homme qui croit l’égal d’un dieu, c’est là un thème maintes fois repris dans les romans, et de tout temps, mais un thème dont l’nspiration semble inépuisable ! Et puis évolution technologique et biologiques, car il y a dans ce processus de création un aspect scientifique indéniable. Il faut savoir que l’auteure, Mary Shelley, s’intéressait énormément aux sciences naturelles, et s’avéra être une personne curieuse de toutes ces nouveaux progrès du siècle des lumières. Et c’est d’ailleurs en découvrant les travaux de Luigi Galvani à propos de l’effet de l’électricité sur des grenouilles mortes que lui vient l’idée de Frankenstein.
Dans ce livre, vous ne trouverez pas de termes techniques compliqués, nous sommes bien dans un genre romancé à part entière. Mais ce côté biologique apporte une nouvelle vision de ce mythe du Prométhée,puisqu’à présent Frankenstein n’est plus seulement une création due à la magie ou au bon vouloir de forces supérieures, mais bien une créature qui vient de l’Homme lui-même et de ses connaissances.
Donc, ce livre traite de nombreux thèmes et de questions existentielles.

Parce que c’est bien écrit. L’auteure manie les mots avec justesse. On sent bien à travers cette plume qu’il s’agit d’un roman du XIXème siècle, mais le style n’est jamais pompeux, et pour ma part je n’ai pas ressenti de longueurs. En fait, le style m’a un peu fait penser à Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu.

Parce que Frankenstein il fait trop peur et qu’il va t’accompagner dans des pires cauchemars !! Mouahaha ^^ (Si, si, c’est une excellente raison de le lire !). Et ouais, la créature n’est pas vraiment un enfant de chœur… et pourtant, tout avait si bien commencé…

Parce que moi, je te dis qu’il faut le lire… Et oui, c’est un très, très bon argument pour t’y mettre dès que possible.

 

 

 

Meurtre au pays des vampires

Après vous avoir causé vampire avec rage de dents, et bien je vais encore vous parler vampire. Mais cette fois-ci, pas en mode bit-lit. Car l’aube écarlate n’est pas de la bit-lit, mais un roman d’horreur/science-fiction.

Le roman est signé Lucius Shepard, auteur que j’ai connu grâce au dragon griaule livre que m’avais fortement recommandé le libraire de Scylla.

 

 

 

Synopsis

Ils sont beaux, puissants et immortels. Ils appartiennent tous à la Famille, à la race des vampires. Au cœur du XIXe siècle, certains sont restés attachés à leur passé sanglant, conjuguant érotisme et cruauté. D’autres regardent vers le futur, nourrissant l’espoir d’évoluer vers une nouvelle aristocratie spirituelle. Mais tous se sont réunis au monstrueux château Banat, dans les Carpates, pour participer à la cérémonie du Nectar, au partage du sang d’une mortelle soigneusement sélectionnée. Or, la jeune femme est sauvagement assassinée avant la cérémonie. Un crime qui ne peut rester impuni, même parmi les créatures de la nuit…

 

 

Mon avis

J’ai passé un super bon moment en lisant ce roman.  Mais faut que je vous explique pourquoi j’ai adoré !!

Bien sûr, j’ai été captivée par l’histoire en elle-même, j’ai aimé l’intrigue, mais ce qui a surtout retenu mon attention, c’est la plume de l’auteur. Moi qui ne suis pas forcément fan des descriptions qui s’étalent trop, bah là j’ai juste kiffé.

L’écriture est emprunte de lyrisme et de poésie. On a envie de se laisser porter par la simple beauté des mots et des phrases.

Que l’auteur décrit un lieu, je n’ai pas de peine à me l’imaginer, et pourtant, les lieux sont… vraiment hors normes !

Les personnages sont remarquablement bien présentés. A travers les mots, il arrive à nous peindre un portrait très détaillé tout en gardant une grosse part de mystère et d’inconnu. Finalement, la lectrice que je suis a eu ce sentiment étrange de cerner les personnages parce que les vampires, je sais ce que c’est, je connais leurs forces, tout ça tout ça… mais en fin de compte, ils m’apparaissent comme des créatures que je ne pourrais jamais comprendre totalement.  Vous voyez ce que je veux dire ?

Et puis que dire des scènes  de grocalinous entre vampires ? (oui, le vampire est un être qui aime les sensations fortes).  Bah c’est juste du grand art, moi j’dis ! Parce que commencer l’action en faisant une comparaison du corps féminin avec une carte géographique, continuer avec… non ça je vous le dirai pas, je vous laisse la surprise, au cas où vous auriez envie de lire le roman… Enfin bref, j’adore !

 

Et quand en plus de cela j’apprends des mots de vocabulaires, moi je dis bingo !
En lisant l’aube écarlate, j’ai découvert le mot « avunculaire ». Tiens, toi qui lis cet avis, je te propose un petit jeu. Tu veux ?

Enoncé du problème : Tu as demandé un entretien avec ton patron afin d’évoquer une augmentation de salaire.
Exercice : Place le mot « avunculaire » dans la conversation.

 

Bon d’accord, des jolies phrases c’est chouette, c’est beau. Mais une bonne histoire c’est pas mal non plus.

Parce qu’évidemment, si l’intrigue était nulle, la beauté des mots perdrait toute sa saveur.

L’histoire, c’est donc une enquête dans le monde des vampires, parce que l’un d’eux a commis un horrible crime. Et même si le vampire n’est pas un être tendre et pieux (et n’est pas toujours très tendre au pieu. Par contre si tu envisages de lui planter un pieu dans le cœur, il risque de ne pas être tendre avec toi. Y a pas à dire, entre le vampire et le pieu la relation est des plus tendue :-D), il y a des choses qui ne font pas. Même quand est un vampire super fort et super puissant. Alors, faut trouver le méchant… enfin l’encore-plus-méchant.

L’enquête en elle-même n’est pas à proprement parler une grosse surprise : il est question de novice, de mentor, de fille qui intrigue, de boss omniprésent mais jaméprésent, de trahisons de révélations… bref, de tout plein de trucs qui font une intrigue policière. Cela n’empêche pas pour autant qu’elle est très bien menée. On peut faire classique et efficace sans tomber dans le banal.

Par contre, j’ai beaucoup aimé tout ce qui tourne autour de cette trame policière.
Lucius Shepard nous embarque au cœur du monde des vampires. Un monde où tout est démesuré, tout est hors norme pour nous, simples mortels. Le château Banat justement, avec ses dimensions inhumaines, ses salles où se déroulent des scènes plus ou moins absurdes ou étranges (plutôt plus que moins, en fait), il faut le dire est totalement surréaliste. Mais voyez-vous, étrangement, une partie de mon cerveau s’est très bien accoutumé et a même réussi à se convaincre que finalement ce château il n’est pas si bizarre que ça. A moins que ce soit moi qui sois bizarre. Ou alors je suis un vampire et je le sais pas encore. Quoique… vu la taille de mes dents, j’ai des sérieux doutes. Et puis vu ma vitesse de pointe sur un 100 mètres (distance que je suis incapable de courir) j’ai des doutes encore plus gros. Sans compter que je n’ai pas de force dans les bras. Non, finalement après mûre réflexion, je crois pas que je suis un vampire.

 

Les personnages sont vraiment très intéressants, tous autant qu’ils sont.

Michel Beheim, le héros, m’a particulièrement plu. Ce « jeune » vampire qui cherche encore sa place dans la hiérarchie vampirique, garde encore en lui une grosse part d’humanisme tout en devenant de plus en plus vampirique. On le sent souvent tiraillé dans son nouveau monde qu’il ne maîtrise pas totalement. Et du coup, son caractère s’en ressent. Selon les moments, il apparait très humain, mais peut avoir des excès de cruauté à faire froid dans le dos. Bref, un personnage ambigu, comme je les aime.

Les autres personnages ne sont pas dénués d’intérêt, bien au contraire. Mais je ne vous en dis pas plus.

 

Alors certes, ce roman (pas si long que ça) aurait pu être plus court, tant Monsieur Sherpard se perd parfois en descriptions et, je dirais même, en envolées lyriques.  Mais moi je dis que quand c’est si bien écrit, si bien raconté, bah c’est bon de se perdre dans la beauté de l’écriture.

L’article où y a un gosse qui fait flipper

Le terme « thriller gothique » m’a interpellé. En fait, je crois bien que je n’ai jamais lu de livre de ce genre… ou alors je ne savais pas que c’en était. Et puis je trouvais le nom de l’auteur sympa. Sire Cedric, ça fait très… gothique ? Le nom du roman aussi je l’aime bien. On ajoute à cela une image en noir et rouge, et rien qu’en voyant la couverture du livre, il y a déjà une certaine angoisse qui se dégage. Avant même de l’ouvrir.

 

 

Synopsis

Lorque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de tuer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David.
Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ?
Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable…

 

Mon avis

Je vais commencer par parler du seul point négatif que je trouve à ce roman : Le stéréotype des journalistes sans scrupules. Je dis point négatif, car j’ai la nette impression que dans tous les romans ou films policiers, ou thriller, les journalistes ce sont toujours les mêmes genres d’individus : Des gens sans état d’âme et sans vergogne qui ne pensent qu’à une chose : faire la une la plus « sensation » de leur journal. A n’importe quel prix. Et tant pis si ça choque. Sincèrement, j’aimerais bien croiser de temps à autre des reporters moins propices à scandales.

Même s’il y a une part de vrai là-dedans, je pense qu’il y a plus à exploiter à ce niveau que le côté « je veux être le plus vu dans les médias ».

Pour le reste, je n’y vois que du positif…

J’ai beaucoup aimé l’entrée en matière dans ce roman. Le prologue est efficace, prend tout de suite à la gorge. L’horreur s’installe immédiatement, mélangée à une ambiance pour le peu malsaine.

Et puis l’enquête policière commence immédiatement. On entre immédiatement dans le vif du sujet. Si dans un cycle de Fantasy j’aime bien quand l’action prend le temps de se mettre en place, en revanche, dans les thrillers, j’apprécie que ce soit rapide et efficace. Les policiers ou tu dois te farcir 100 pages avant de faire connaissance avec le commissaire de police, ça me gave. Avec ce roman, je suis très bien servie !

J’ai aimé l’intrigue qui m’a tenue en haleine jusqu’au bout. D’une part, car celle-ci est très bien ficelée, l’auteur ne délivrant des indices qu’au fur et à mesure. Mais également pour son côté fantastique. Car jusqu’au bout, je n’étais pas sûre de savoir ce qui était réel et ce qui tenait du surnaturel. Quels éléments étaient rationnels, et les quels étaient irrationnels.

L’auteur nous balade avec une aisance déconcertante entre ces mondes réels et surnaturels. Et cela accentue l’aspect très angoissant de ce roman.

 

J’ai aimé l’évolution du commandant Vauvert. Au début du roman, ce policier fait figure de personnage secondaire. Mais au fil des pages, sa présence sera de plus en plus marquante, pour finalement apparaître comme un personnage principal. Et on s’y attache à ce chez Vauvert. J’ai été d’ailleurs ravie d’apprendre qu’il revenait dans le roman suivant de Sire Cédric. Vous l’avez compris, j’ai bien entendu prévu de me le procurer ^^.

 

J’ai aimé la relation entre David et Kristel. Une relation pleine de tendresse et d’amour qui tranche avec l’intrigue très angoissante. Toutefois, si leur amour est attendrissant, il n’est absolument pas mièvre.

 

J’ai aimé l’écriture très visuelle de l’auteur. J’ai lu sur d’autres blogs ou forums que Sire Cedric avait une écriture cinématographique. J’approuve. Je m’imaginais parfaitement chaque scène décrite. Et c’est d’ailleurs ce qui renforce son côté « horreur ». Certaines séquences m’ont vraiment donné la chair de poule. Autant que quand je regarde un film de ce genre.

 

 

« L’enfant des cimetières » est donc pour moi une excellente découverte. J’ai frissonné à maintes reprises en lisant cette histoire très prenante.