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Les annales du Disque-Monde, tome 1. Terry Pratchett

Bonjour, je m’appelle Céline et je suis Terrypratchettophile.

Il y a quelques années de cela, une amie me faisait découvrir l’univers du Disque-Monde. J’ai adhéré, et suis rapidement devenue une fan de Rincevent et une groupie de la Mort. A ce jour, j’ai déjà pratiquement tout lu de cette grande saga, mais, seulement deux romans ont eu droit à un petit billet bloguesque de ma part. Celui-ci, et celui-la.
Alors, quand Omega a proposé un grand challenge autour du Disque-Monde, je me suis dit que c’était l’occasion d’une part d’en relire certains, d’autre part d’écrire des avis sur ces lectures.

Et donc, aujourd’hui je vous présente le tout premier tome de cette saga.

 

 

Synopsis

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue…Oui, c’est le Disque-monde… Les habitants de la cité d’Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu’au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d’une espèce plus redoutable qu’on ne l’imaginait : c’était un touriste…

 

 

Mon avis

Très clairement, ce premier tome n’est pas le meilleur de la série (tsss, la nana elle dit qu’elle va parler d’une saga méga géniale, et dès le départ, elle nous rétorque que ce livre n’est pas génial). Mais il a le mérite de planter le décor et faire connaissance avec le Disque-monde et ses habitants. Enfin… à condition d’aimer le désordre, les passages du coq à l’âne et de pas se formaliser d’un rien. Car Ankh Morpork est cité bien singulière, habitée de gens bien… singuliers.
Ank Morpork n’est pas le genre de cité où l’on irait d’instinct faire du tourisme. Avec son atmosphère poisseuse, ses assassins qui rôdent dans les rues, ses cafés régulièrement redécorés à coup de hache et de couteau, ses dirigeants quelque peu corrompus, la cité se pose là ! Alors, l’arrivée d’un étranger dans la ville égaye forcement les esprits. Et quand ledit étranger s’avère être un homme se promenant avec une valise pleine d’or, les esprits n’en peuvent plus !! Mais le patricien de la ville tient à ce que touriste (première espèce du genre dans la ville)passe un agréable séjour, et surtout reparte entier, avec plein de bons souvenirs. Il va donc dépêcher le mage le plus célèbre de la cité, mais  surtout le plus incapable pour escorter ce touriste : Rincevent.
Evidemment, une fois que ces deux personnages se seront rencontés, tout ne vas pas se passer comme sur des roulettes. Et c’est dans un voyage au-delà d’Ankh Morpork qu’ils vont nous entraîner.

La hutième couleur, c’est une succession d’aventures et de mésaventures toutes plus loufoques les unes des autres. Et au début, il est vrai qu’il n’est pas forcément aisé de se retrouver dans ce grand n’importe quoi, tant on a l’impression que l’auteur saute d’une idée à l’autre et nous raconte des bribes d’histoires sans rapport entre elles. Mais finalement, une fois l’histoire bien avancée, on découvre qu’en fait si, il y a un vrai fil conducteur, l’intrigue tient complètement la route. Et justement, à propos de l’intrigue, je dois avouer que celle-ci ne m’avait pas emballée plus que ça. Si j’aimais l’idée loufoque de ce touriste inattendu, je trouvais que l’histoire partait un peu trop dans tous les sens pour que je puisse vraiment y prendre plaisir.

En revanche, deux choses m’ont immédiatement plu. L’écriture typique de pratchett, pleine d’ironie et d’humour. Et les personnages tous plus déjantés les uns que les autres. Et rien que pour ces deux raisons, j’ai eu envie d’en savoir plus sur le Disque-Monde, car je sentais qu’il avait des tas de choses à me dévoiler…

Finalement, ce tome est selon moi l’un des moins bons de la série, mais quelque part j’excuse l’auteur en me disant que La huitième couleur est un peu comme une première esquisse, un roman certes pas parfait, avec des choses à gommer et à améliorer, mais qui donne tout de même une excellente trame à ce que va devenir la Saga du Disque-Monde.

 

Côté challenge

 

Les chevaliers d’Emeraude. Tome 4

Dans mon billet sur le tome 3, je vous faisais part de mon avis mitigé concernant la saga des Chevaliers d’Emeraude. En effet, si d’un côté j’avais trouvé l’idée de base intéressante, d’un autre l’histoire stagnait un peu trop à mon goût. En clair, j’attendais que l’auteur mette un bon coup de pied aux fesses de l’intrigue ^^. Ce tome 4 était donc une sorte de test, celui qui allait me décider à continuer l’aventure en compagnie des chevaliers. Ou pas.

 

 

Synopsis

Âgée de 19 ans, Kira devient enfin Chevalier et épouse Sage d’Émeraude, ignorant qu’il est possédé par l’esprit du renégat Onyx. Lorsque ce dernier se décide à se venger d’Abnar, les Chevaliers d’Émeraude doivent déployer toute leur force pour l’empêcher de détruire leur allié immortel.
Redevenu lui-même, Sage est confronté à une vie dont il n’a aucun souvenir. Soumis à nouveau aux épreuves magiques d’Élund, le jeune guerrier réussira-t-il à conserver son titre ? Tandis que les célébrations organisées en l’honneur de Parandar, le chef des dieux, battent leur plein, un homme agonisant arrive dans la grande cour du Château d’Émeraude et annonce aux Chevaliers que des créatures inconnues déciment la côte. N’écoutant que leur cœur, les valeureux soldats se précipitent au secours des villages éprouvés. Quel piège Amecareth leur a-t-il encore tendu ?

 

 

Mon avis

En un mot : Déçue.

Depuis le tome 3, il s’est écoulé 4 ans. Et pourtant, j’ai l’impression que seulement 3 jours se sont passés, tant l’intrigue semble stagner une fois de plus. Alors oui, il y a de nouveaux évènements, il se passe des choses au royaume d’Enkidiev. Le problème, c’est que j’ai le désagrable sentiment que de nombreuses actions ne sont présentes que pour faire durer la saga et finalement reculer le plus possible l’affrontement avec le méchant Amecareth. Etant une habituée des grandes sagas de Fantasy, je ne m’attendais certes pas que tout soit résolu en 300 pages, et il est donc quelque part logique que la grande force maléfique n’intervienne pas directement dès le début de la saga. Le problème c’est que justement, cette méchant d’Amecareth est un peu trop discret à mon goût. Et surtout, je regrette le fait de ne pas en savoir plus sur ses raisons d’envahir le royaume d’Enkidiev. Car, je ne sais pas pourquoi, mais théorie du « les insectes ont besoin de plus de territoire » ne me suffit pas à elle seule. Bref, je me dis que si dans les 6 prochains livres on nous trimballe encore ça et là juste pour faire durer le suspens, ça risque de considérablement me gonfler.

Concernant les personnages, même s’il a tendance à s’adoucir un peu et se montrer plus sensible, j’ai vraiment du mal avec Wellan. Je n’aime pas ce personnage que je trouve trop imbu de lui-même.
Le personnage de Kira prend bien sûr de plus en plus d’importance, et pour le coup j’apprécie la façon dont elle évolue. Elle garde toujours son côté rebelle et capricieuse, mais s’avère en même temps plus responsable.
Comme je le disais dans mon avis sur le tome 3, je trouve dommage que l’auteur tienne à présenter tous les chevaliers et tous les écuyers (qui commencent à être nombreux), sachant que certains n’ont aucune importance dans l’histoire, du moins pour l’instant. En conséquence, ça fait beaucoup d’informations inutiles de distillées, et à la fin mon neurone finit par se perdre au milieu de tous ces noms.

Enfin, un petit mot sur l’écriture. Le style est fluide et simple, on comprend qu’il s’agit d’un roman jeunesse. Il se lit facilement, et c’est plutôt agréable. Mais, il y a une chose qui m’a gêné dans ma lecture. En effet, lorsque l’auteur parle de Kira, elle se sent consamment obligée de préciser qu’elle est mauve. Or, il s’agit là du 4ème tome, et à ce stade, je pense que le lecteur a compris que Kira était mauve avec des cheveux mauves. Alors lire sans cesse « la jeune fille mauve », « la princesse mauve », « ses cheveux mauves », « la jeune femme mauve » à toutes les pages ou presque, et bien je n’adhère pas du tout, et trouve que ça allourdit le style. Qu’on nous rappelle de temps en temps qu’elle est mauve oui, mais pas toutes les pages, bon sang !!

 

En conclusion, cette lecture ne m’a pas captivée, j’ai été déçue par le fait de ne pas avancer plus avant dans l’intrigue. Bref, je n’ai pas envie de lire la suite.

Autre-Monde, tome 3. Maxime Chattam

Les deux premiers tomes de Autre-Monde m’ayant bien plu, j’étais très intriguée de savoir comment allait se terminer cette trilogie… qui d’ailleurs ne s’arrêtera pas à la trilogie.

 

 

Synopsis

Tobias disparu dans les entrailles du Raupéroden, Matt et Ambre retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l’imminence d’une invasion des Cyniks, fomentée par la reine Malronce. Les Pans n’ont plus le choix, ils doivent se préparer à combattre, notamment en développant leur Altération, ce pouvoir surnaturel octroyé par le Cataclysme.

 

Mon avis

J’ai adoré !
Dès les premières pages je me suis laissée emporter par l’histoire, pour n’en sortir qu’en toute fin.
Et dans ce tome, c’est qu’il s’en passe des choses !!

L’heure est grave : Les pans s’apprêtent à livrer battaille contre les cyniks. Traduction : Les enfants vont affronter les adultes. Oui mais, aussi volontaires soient-ils, les pans ne sont pas vraiment prêts. Ni physiquement, ni tactiquement.
Matt et Ambre tentent de fédérer les autres, avec l’aide de certaines autres fortes têtes. Seulement, ils ont un autre souci : leur ami Tobias n’est pas là ! Il a été avalé par le Raupéroden. Mais alors, est-il encore vivant ? Faut-il aller à sa recherche, malgré la menace de la guerre qui plane au-dessus de leurs têtes ?

Matt et Ambre vont donc partir, en compagnie d’autres pans, en vadrouille. Pour aller où ? Je ne vous le dirai pas, bien sûr ! Pourquoi ? Parce que !! Evidemment, les embûches sont nombreuses, et les jeunes gens vont s’apercevoir qu’apprendre à maîtriser leur altération peut être plus qu’utile…

Dans ce tome, des personnages se dévoilent, d’autres surprennent… en bien ou en mal. Mais c’est surtout Malronce et le Raupéroden qui vont susciter l’attention. Personnellement, j’avais deviné dès le 2ème tome qui étaient ces deux personnages. J’étais donc curieuse de savoir si l’auteur allait me surprendre, que ce soit dans la façon dont j’allais découvrir l’identité, soit en en faussant toutes mes convictions. Malheureusement, j’avoue n’avoir pas été totalement emballée. J’ai trouvé qu’il y avait un peu de facilité. Mais cela ne gâche en rien la qualité de l’intrigue, rassurez-vous.

Ce qui m’a particulièrement plu dans ce tome, c’est le fait qu’à partir du moment où Matt quitte le village pan avec ses amis pour sa mission, on reste continuellement en compagnie de ce groupe. Du coup, on ne sait pas du tout ce qu’il se passe là-bas, on ignore tout de ce qui s’y prépare et surtout si tout se passe bien. Donc, comme Matt et Ambre, on espère et on angoisse.
Enfin, arrive le dénouement. L’affrontement va avoir lieu… et ça va péter. Ou pas. Je l’ai trouvé peut-être un peu rapide, mais j’ai surtout été gênée par la facilité apparente avec laquelle les pans et les cyniks semblent devenir amis. J’aime bien les happy ends, mais là, elle arrive presque comme un cheveux sur la soupe.
Alors, j’espère que la suite de cette trilogie (qui n’est donc plus une trilogie) apportera un renouveau à l’histoire, et surtout des retournements de situation qui pimenteront la lecture !

Les chevaliers d’Emeraude. Tome 3

Après la lecture des deux premiers tomes, j’ai voulu continuer ma lecture de cette saga qu’est Les chevaliers d’Emeraude. J’avais trouvé le début sympathique et étais donc curieuse de savoir comment allait évoluer cette histoire.

 

 

 

Synopsis

Après des siècles de paix, les armées de l’Empereur Noir Amecareth envahissent soudain les royaumes du continent d’Enkidiev. Les Chevaliers d’Emeraude doivent alors protéger Kira, l’enfant magique liée à la prophétie et qui peut sauver le monde. Agée de 15 ans, Kira, devenue Ecuyer d’Emeraude, accompagne désormais les Chevaliers et se révèle une magicienne puissante lors des combats contre l’armée des hommes-insectes. Le porteur de lumière, personnage central de la prophétie, voit enfin le jour. Amecareth sait qu’il a pour mission de détruire son empire. Le Magicien de Cristal pourra-t-il défendre le nouveau-né contre les terribles machinations de l’Empereur Noir ? Wellan et ses vaillants Chevaliers devront au même moment répondre à l’appel de détresse des hybrides du Royaume des Ombres en affrontant de redoutables dangers. Car le Monde des Esprits n’est pas ce qu’il paraît… Changer le destin.

 

Mon avis

Dix ans ses sont écoulés entre ce tome et le précédent. C’est long 10 ans ! Il peut s’en passer des choses en 10 ans !
Bref, on retrouve nos chevaliers avec 10 ans de plus. Oui, j’aime énoncer des vérités !

Si dans ce tome il est toujours question de la lutte contre l’empereur noir et son armée, on s’attarde d’avantage sur Kira, devenue une adolescente de 15 ans. Enfant, c’était une gamine capricieuse, un peu pourrie sur les bords… Ado, c’est devenu une… ado capricieuse au caractère bien franc. Kira a le même caractère, mais avec 10 ans de plus. Mais bien sûr, ce n’est pas par hasard qu’elle est mise sur le devant de la scène, puisqu’elle va avoir un rôle important pour la suite des évènements, et surtout elle va se retrouver confrontée à des choses bien difficiles pour une jeune fille. Comme par exemple la découverte de ce sentiment humain bien curieux appelé Amour. Limite c’est plus flippant que d’affronter l’Empereur Noir à mains nues. Toutefois, même si Kira conserve un caractère bien trempé, je la trouve plus attachante que par le passé où elle avait parfois tendance à me taper sur le système. Elle devient plus altruiste et cela est vraiment bénéfique à son personnage.
Concernant les autres personnages, bah y en a plein de nouveaux… et j’avoue que j’avais tendance à m’emmêler les pinceaux. En fait, j’étais carrément perdue, et je n’ai pas compris pourquoi Anne Robillard a absolument voulu tous les présenter, même succintement. Bien sûr, pour certains il était nécessaire d’en avoir une description, puisqu’ils vont avoir une importance dans l’histoire. Mais les autres ? Quel intérêt de nommer un chevalier qui n’aura aucune conséquence sur le destin d’Enkidiev ? Tout cela alourdit le récit et n’apporte absolument rien de probant, et finalement ceux qui auraient mérités une description plus détaillée se retrouvent perdus au milieu des autres personnages sans importance.

Venons-en maintenant à l’intrigue. Celle-ci s’avère toujours intéressante, notamment avec l’attaque des hommes-insectes. Il se passe beaucoup de choses sur Enkidiev et les chevaliers sont soumis à rude épreuve. Mais heureusement, il y a aussi des bonnes nouvelles qui arrivent, et une lueur d’espoir commence à naître dans le cœur des valeureux chevaliers.
D’une manière générale, j’ai aimé suivre la destinée des chevaliers d’Emeraude et de Kira en particulier. J’ai apprécié découvrir les premières bribes de cette fameuse prophétie annoncée depuis bien longtemps. Oui, vraiment il y a du bon dans cette saga.
Et pourtant…
Pourtant, j’ai ce pressentiment, peut-être non avéré, que je vais avoir du mal à aller jusqu’au bout des 12 tomes. Parce que malgré les 10 ans d’écoulés entre le 2ème et le 3ème tome, j’ai eu comme une impression de stagnation de l’intrigue. Bien sûr, il s’est passé des choses depuis le tome précédent, mais il manque selon moi quelque chose de probant qui aurait pu faire avancer l’histoire plus en avant. En clair, je crains fortement de finir par m’ennuyer par la suite. La preuve en est déjà avec ce tome où l’auteure nous fournit de grande digressions sur les amourettes des personnages, alors que cela n’a pas vraiment d’intérêt. Même dans l’intrigue, pourtant intéressante, il manque selon moi un petit quelque chose qui la rendrait vraiment captivante. Je dirais que Les chevaliers d’Emeraude est une saga de Fantasy sympathique, mais pas exceptionnelle.

Par la suite, je pense lire assez rapidement le 4ème tome pour me conforter dans mon idée d’abandonner cette saga (momentanément ou définitivement) ou bien pour la continuer. Le destin des chevaliers d’Emeraude repose sur le tome 4 ! Rien que ça :).