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Le jour où j’ai attrapé la globophage attitude

Dans ma vie de cinéphile, un film de ou avec Albert Dupontel est toujours un événement. Et un film De Et Avec Dupontel bah… c’est un évènement. Bref, dès que j’ai su que 9 mois ferme sortait, je voulais aller le voir. Ce que j’ai fait hier, dans le tout nouvel UGC Paris 19.

 

Synopsis

Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…

Mon avis

Je sais pas vous, mais moi j’entends très (trop) souvent dire que le cinéma Français c’est nul, c’est chiant, c’est pas drôle. Que c’est toujours la même chose, tout ça tout ça. Mais que nenni !! Nous aussi en France on peut et on sait faire de bonnes comédies. Ce film en est d’ailleurs la preuve.

Ce film c’est donc l’histoire d’Ariane, un juge que l’on pourrait qualifier de coincée du cul qui se retrouve enceinte suite à un réveillon arrosé plus que copieusement. Sauf que quand t’es juge, que tu ne te souviens pas d’avoir forniqué avec un parfait inconnu, et que ce même inconnu s’avère être accusé de globophobie (c’est-à-dire qui mange les yeux de ses victimes), bah tu te sens un peu dans la mouise. Bref la pauvre Ariane n’est pas au bout de ses peines.

9 mois ferme est une comédie burlesque qui vogue entre le trash et le côté bon enfant. En clair c’est du pur Dupontel, et ça se voit. Même si ce dernier s’est quelque peu assagi côté trash depuis Bernie, on reconnait tout de même son côté déjanté. Ce qui, je l’avoue, n’est pas pour me déplaire. Quoiqu’il en soit, il confirme là qu’il est un très, très bon scénariste…

Mais également un excellent acteur. Parce que dans son rôle de criminel globophage il est carrément extra. Un rôle à la fois débile, tendre, drôle… et qui lui va bien. Il faut dire aussi qu’en face de lui il a Sandrine Kiberlain qui, elle aussi, s’approprie son rôle de façon magistrale (pour un juge, ça tombe bien…). Et c’est bien lorsque les deux sont ensemble à l’écran qu’on peut savourer les meilleures scènes du film. Les scènes sont souvent très connes, les dialogues encore plus et le dicton « Plus c’est con, plus c’est bon » se confirme de scène en scène.
Cependant, les personnages secondaires ne sont pas en reste dans cette histoire. Je pense notamment à Maître Trolos, avocat bègue au plaidoyer… particulier, et interprété par Nicolas Marié.

Ce que j’ai apprécié également dans ce film, c’est que malgré les scènes parfois déjà vues, malgré le fait qu’il n’y ait pas de grosses surprises dans le déroulement de l’action, ce film arrive tout de même à nous prendre régulièrement à revers, grâce à des petits détails, des petits riens qui font que bah non, 9 mois ferme n’est pas un scénario vu et revu. En clair, si ce film ne lésine pas sur l’humour et les bonnes tranches de rigolades, en sent bien que le scénario prime largement. Contrairement à certaines comédies qui cherchent à faire rire plus qu’à raconter une histoire crédible.

En conclusion, 9 mois ferme est LA comédie française à voir en cette fin d’année.

Le film qui se prononce comme il s’écrit

Hier, je suis allée voir le film de Dany Boon : Eyjafjallajökull. Ou, pour ceux qui trouveraient ce nom trop difficile à prononcer, Le volcan. Moi, je suis allée retirer ma place sur la borne automatique, c’est plus simple 😀

 

 

Synopsis

Pour les voyageurs du monde entier, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est un coup dur. Pour Alain et Valérie, c’est une catastrophe. Car pour arriver à temps dans le petit village de Grèce où se marie leur fille, ce couple de divorcés, qui se voue l’un l’autre une détestation sans borne, va être amené par la force des choses à prendre la route ensemble.

 

 

Mon avis

Avec un titre comme celui-ci, le film ne risquait pas de passer inaperçu. Et d’ailleurs, une fois passées les plaisanteries quant à son nom imprononçables, et bien on oublie vite ce volcan. Car si l’irruption du volcan apporte la trame de départ, il n’en est pas le sujet principal du film.

 

L’histoire est donc celle de Alain et Valérie, divorcés qui ne peuvent pas se piffrer, et qui vont devoir composer ensemble. Ce film est donc une pure comédie française, avec ses gags, ses quiproquos, ses situations burlesques… Bref, le genre de film qu’on va voir sans prise de tête, juste pour se détendre le neurone le temps d’un film.

Parce qu’évidemment, ce film n’a rien de philosophique. Bien sûr, tous les gags sont des déjà vu, ou alors on les voit arriver gros comme une maison. Certes, on retrouve des clichés de la comédie à gogo. Mais n’empêche que, même si je savais à quoi m’attendre niveau humour, même si je savais comment ça allait se terminer, bah j’ai passé un bon moment devant ce film.

Parce que Valérie Bonneton et Dany Boon campent bien leurs personnages respectifs. Il est vrai qu’ils jouent souvent dans l’exagération, notamment en ce qui concerne la haine qu’ils ont l’un pour l’autre. Mais justement, puisqu’on est dans la comédie, autant y aller à fond dans le ridicule.

Parce qu’il y a les personnages secondaires pas piqués des vers. Je pense notamment à Ezechiel et sa chapelle ambulante, joué par Denis Ménochet, qui m’a procuré de grands fous rire.

Parce qu’il y a ces scènes tant vues ou attendues, mais qui me font toujours autant rire. Comme par exemple la scène des supporters qui envahissent le bus à force de bière et de chants. Ou encore la fameuse scène de l’aigle. C’est con, et ça me fait marrer !

 

Et peut-être parce que je suis bon public de ce genre de film, tout simplement.

 

En conclusion, ce n’est pas LA comédie de l’année, mais ça se laisse regarder et ça détend. Pour ma part, je n’en attendais pas plus.

 

I’m a poor lonesome ranger

Dites, vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez vu Johnny Depp jouer sans maquillage et costume loufoque ? Moi c’était…euh, y a longtemps. Et ce n’est pas avec Lone Ranger que cela va changer.
M’enfin, si l’acteur est toujours camouflé derrière quelques couches de maquillage, cela ne m’empêche pas de l’apprécier.

Donc, hier je suis allée voir Lone Ranger à l’UGC de la Défense. Bon, en fait ce n’était pas hier, mais avant-hier. J’ai écrit hier parce que j’ai rédigé ce billet hier, et donc hier j’avais vu le film hier, mais du fait qu’aujourd’hui nous ne sommes plus hier… ok on s’en fout !

 

 

 

Synopsis

Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.

 

Mon avis

Au début du film, j’ai eu quelques moments d’endormissements. La faute au fait que je m’étais levée à 4h50 le matin même, et que la fatigue de la semaine se faisait ressentir. Donc, je crois que j’ai raté quelques petites parties du film… mais sans conséquences pour la compréhension générale du film.

Il faut dire aussi que j’ai trouvé l’intro du film très bof. Le coup du vieil indien qui raconte au gamin sa propre histoire, j’ai trouvé que ça n’apportait rien au scénario. Je dirais même que ces retours au temps présent ont tendance à casser la dynamique de cette aventure.
Et puis, au fur et à mesure du film, je me suis totalement réveillée, j’ai suivi tout le film, et j’ai aimé.

Lone Ranger, c’est donc un western à la sauce Disney. Cependant, je ne le dirais pas trop vite, car si le film s’avère par beaucoup de côtés très familial, il ne s’agit pas uniquement d’une mignonne petite comédie. Entre deux facéties très Johnnydeppienne, d’autres personnes peuvent se retrouver les mains pleines de sang.

Evidemment, Gore Verbinski + Johnny Depp en personnage loufoque + Disney, on aura vite fait de comparer à Pirates de Caraïbes. Dans un sens ce n’est pas faux, puisque l’acteur y va de ses facéties, ses blagues et autres péripéties dont lui seul à le secret. Je sais que ça en agace certains, moi j’ai aimé ! En fait j’ai même trouvé que son côté déjanté était plus intéressant dans Lone Ranger que dans le dernier Pirates des Caraïbes. A mes yeux, son personnage de Tonto avait quelque chose de plus touchant que Jack Sparrow.
Mais n’oublions pas que le rôle principal n’est pas tenu par Johnny Depp, mais par Armie Hammer dans le rôle de Zorro du justicier masqué. Pour faire simple et gentil, je vais dire qu’il se débrouille. Maintenant, ce n’est pas la révélation d’interprétation. Finalement, j’ai eu le sentiment que c’était les autres personnages qui le portaient, plutôt que le contraire.  On notera aussi la participation d’Helena Bonham Carter, certes très courte mais ô combien réussie. Je suis une fan de cette actrice, et donc pour moi chacune de ses apparitions est un délice !

J’ai trouvé l’histoire bien menée et intéressante, même si très classique. Effectivement, on a droit à peu près à tous les ingrédients d’un vieux western… avec même les décors rocailleux du farwest. En plus y a une histoire de train, d’argent, de conquête… du western, j’vous dis ! Cependant, j’ai trouvé le film un poil trop long et je pense que certaines scènes auraient pu être racourcies sans porter préjudice à la cohérence du film, ou à sa compréhension. Parfois, l’histoire s’enlise dans des longueurs inutiles, et c’est dommage car encore une fois cela casse le rythme.

Vous pouvez le constater, le défauts ne manquent pas à ce film selon moi. Et pourtant, j’ai beaucoup aimé Lone Ranger. J’ai trouvé ce film divertissant, distrayant. J’ai aimé le côté déjanté de nos héros. J’ai surtout adoré les scènes de courses folles autour du train, sur la fin du film. L’action est de plus en plus présente au fur et à mesure que l’on avance dans le film, les gentils deviennent de plus en plus méchants, et les méchants encore plus teigneux. Bref, ça envoie et ça le fait grave. En fin de compte, Lone Ranger est un sympathique film d’aventure, qu’il faut regarder sans prise de tête, pour son humour souvent burlesque. A ce titre, je décerne une mention spéciale à Silver, le cheval blanc ^^

Alors, certes ce film n’est pas ZE film de l’année, certes il a des défauts, mais n’empêche que moi j’ai passé un moment agréable à le regarder, et je suis perplexe devant la diatribe assassine de la presse envers ce film. Franchement, j’ai vu bien pire que ça ! Je ne pense pas que je l’achèterai en DVD, mais si un jour il passe à la télé, ce n’est pas exclu que je le regarde à nouveau.