Jane Eyre. Charlotte Brontë

Des baby-challenges auxquels je me suis inscrite sur Livraddict, le challenge classique est sans aucun doute celui dans lequel j’avance le mieux. J’ai même bon espoir de tenir mon objectif de lire 15 romans sur les 25 de la liste. Ouais.

Et donc, Jane Eyre fait partie de la sélection. Alors quand Nnyl l’a proposé en lecture commune, je n’ai pas hésité à m’inscrire.

 

 

Synopsis

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

 

 

Mon avis

Jane Eyre, c’est une vraie héroïne de roman ! Une fille à qui il va arriver pleins de trucs pas toujours super cool, mais qui ne va pas se laisser intimider si facilement.
La vie de Jane Eyre commence un peu comme celle de Cendrillon : une orpheline, méprisée par cette famille qui au eu l’immense gratitude de la recuellir chez elle… et de la nourrir ! Car oui, certaines familles de l’Angleterre Victorienne sont comme ça : ils donnent à manger aux personnes qui sont sous leur toît. Alors bien sûr, quand l’occasion d’envoyer cette pauvre hère dans une institution, loin de la demeure, se présente à sa tante, celle-ci ne se fait pas prier pour accepter. Bien sûr, la lectrice que je suis s’est érigée en fervente défenseuse de la jeune fille, face à tant d’injustice et de mépris. Oui, j’ai espéré au plus profond de moi-même qu’un malheur ne s’abatte sur la tête de la tante, mais aussi du cousin John Reed. Genre une mouette diarrhéique qui passerait par là, par exemple. (ouais, quand il s’agit de mauvais sort, je vise haut !).
Donc, Jane Eyre va faire son apprentissage, et en plus elle va le faire bien. A tel point qu’elle va elle-même y enseigner. Avant d’envoyer CV et lettre de motivation pour un poste de gouvernante. Car Jane Eyre a des envie d’ailleurs. Et c’est ainsi que la jeune femme se retrouve au manoir de Thornfied, appartenant à un certain Mr Rochester, afin de parfaire l’éducation d’Adèle Varens.
Or, ce cher Mr Rochester s’avère être un homme bien mystérieux. Brusque, hautain, direct… et souvent parti en voyage. Et comme Jane n’est pas le genre de fille à se laisser intimider, cela ne va pas laisser Mr Rochester indifférent.

Jane Eyre c’est une femme qui certes n’a pas commencé sa vie dans les meilleures conditions qui soient, mais qui jusqu’au bout va se battre, pour se faire respecter en tant que femme, pour trouver sa place dans la société anglaise… Et si en plus elle pouvait trouver l’amour… tout irait bien dans le meilleur des mondes. Ou pas. Parce que n’oublions pas que nous sommes à la fin du 19ème siècle, et que les droits et devoirs des femmes étaient quelque peu restreints. Et Jane entend bien passer outre les mœurs en vigueur. Mais Jane sait aussi se montrer très mièvre par moment. Du genre « mais ouiiii je vous aimmeeeuh, je suis vôôôôtreeuh », avec une intonation que j’imagine mielleuse à souhait. Sauf que bizarrement, moi qui ne suis pas friande de ce genre pas passages où l’héroïne joue les nunuches émourachées, je n’ai pas été choquée plus que cela dans ces cas précis. Sûrement parce que la jeune femme a un caractère suffisamment affirmé pour contrebalancer ces instants de nunucheries… Et puis aussi certainement parce que cet amour qui naît entre Jane Eyre et Mr Rochester est bien plus qu’une relation charnelle. C’est avant tout une passion fusionnelle de deux esprits souvent contradictoires mais finalement bien plus proches qu’ils ne se l’imaginent eux-même.

Jane Eyre est un gros roman classique de 520 pages. Typiquement le genre de livre qui pourrait faire fuir de peur de s’ennuyer face à style trop vieillot et rébarbatif. Et pourtant, je peux vous assurer que certains livres contemporains sont bien plus ennuyeux qu’un roman comme Jane Eyre. Car oui, certes il  y a quelques longues descriptions sur les conditions de vie à l’orphelinat, sur les paysages anglais, mais il y a également beaucoup de passages pleins de vie et d’intrigues. De très nombreux passages qui vous feront découvrir une Jane Eyre au caractère bien affirmé, une Jane Eyre qui a pris son destin en mains.

 

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9 réflexions sur “Jane Eyre. Charlotte Brontë

  1. Au programme du CAPES il y a de cela quelques années… il m’est sorti par les yeux à force de le fouiller en long en large et en travers…

    • C’est le problème des livres trop décortiqués ! Et c’est pour ça que j’ai abandonné mes études de littérature italienne 😀

  2. Je ne l’ai pas trouvé ennuyeux non plus.
    Mais contrairement à toi, les moments nunuches m’ont agacés : quand on est une femme indépendante comme Jane on ne joue pas la carpette « mon seigneur et maître, vous êtes l’homme de ma vie et je ne pourrai jamais aimer quelqu’un comme vous, mais je dois partir, car je ne peux pas non plus être votre maîtresse, c’est contre mes principes de bonne chrétienne » bouh ! Heureusement que c’est elle qui lui sauve la vie à chaque fois, sinon elle aurait vraiment perdu toute sa modernité !

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