Nord et Sud. Elizabeth Gaskell

Dans le baby challenge histoire de Livraddict, figure le roman d’Elizabeth Gaskell, Nord et Sud. Etant donné que je ne connaissais absolument pas cette auteure, que le roman avait une bonne critique et qu’il était justement dans le challenge, il ne m’en fallait pas plus pour m’inscrire à la Lecture commune proposée par Biblimi.

 

 

 

Synopsis

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton.

 

 

Mon avis

Dire que je n’ai pas aimé ce roman serait faux. Mais voilà, je n’ai pas été emballée outre mesure. Ou plus exactement, devant l’engouement qu’il semble susciter au-près des lecteurs, je suis restée quelque peu sur ma faim.
Dans ce roman, il y a des choses qui m’ont plu.

A commencer par le contexte historique. Nous sommes dans l’Angleterre du XVIIIème siècle, le pays rentre dans la révolution industrielle. Et l’histoire met plutôt bien en exergue cette fracture qui s’opère entre ces ouvriers qui vont vivre de plein fouet cette industrialisation et ceux plus traditionnalistes ou conservateurs, qui ne se sentent pas encore concernés par technologie grandissante. Mais c’est surtout au sein même de ce monde industriel que nous plonge cette histoire. Avec ses mécaniques pas encore vraiment bien huilées, ses ouvriers qui vont oser se lever contre leur patron, les premières grèves… A n’en pas douter, le cadre est plus qu’intéressant.

J’ai apprécié quelques personnages. En premier lieu, je citerai la mère de John Thurnton. Si au début elle m’a semblée effacée, elle s’avère en réalité une femme de caractère, ayant la tête sur les épaules. Bon d’accord, c’est une femme très (trop ?) orgueilleuse, mais n’empêche que sa présence s’avère bien utile pour régler quelques situations.
J’ai fini également par m’attacher à John Thurnton. Malgré ses défauts, son arrogance, sa vision du monde et surtout du travail en tant que patron, pas vraiment portée sur le bien-être de ses ouvriers…. Cet homme est peut-être exécrable, mais il ne reste pas figé et on sent qu’il essaie de se remettre en question, même si c’est difficile et qu’il voudrait régulièrement rappeler que « C’est moi le PATRON » (toute ressemblance avec une pub n’est que pure coïncidence. Ou pas). C’est un personnage qui a une évolution, et dans un roman c’est une chose que j’aime particulièrement. Que cette évolution soit positive ou négative.

 

Et il y a ce que je n’ai pas aimé, ou moins aimé.

Je n’ai pas accroché au personnage de Margaret. Je l’ai trouvée trop horipilante et imbue d’elle-même. J’ai eu le sentiment que contrairement à John elle refusait de se remettre en question. Margaret a au moins l’avantage d’avoir du caractère. Contrairement à sa mère que j’ai eu envie de secouer à maintes reprises. Car non, sa santé ne justifiait pas à mon sens un manque d’énergie aussi frappant !!
Je n’ai pas été totalement séduite par l’écriture. J’ai surtout été horripilée par ces dialogues qui font commencer toutes les phrases de Margaret par des « Oh ! » à s’en fendre l’âme. Je sais, c’est peut-être stupide, mais ça m’a énervé et surtout donné envie de la gifler pour l’empêcher de geindre ^^.
Et pour finir, j’ai trouvé cette histoire tout bonnement trop longue. Les scènes traînent en longueur, certaines descriptions m’ont paru quelque peu inutiles et ennuyeuses. Bref, le style Elizabeth Gaskell n’est pas ma tasse de thé. J’ai vu qu’il était souvent comparé à Jane Austen. C’est certes la même époque, mais personnellement je trouve le style de jane Austen beaucoup plus fin et moins engoncé que celui d’Elizabeth Gaskell.

En conclusion, Nord et Sud est un roman au cadre historique intéressant mais qui m’a un peu déçu par son style.

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8 réflexions sur “Nord et Sud. Elizabeth Gaskell

  1. Ce que tu dis sur le caractère de Margaret tout au long du roman ne me rassure pas. Je suis à la page 70 et ce personnage commence déjà sérieusement à m’agacer pour les côtés que tu as souligné… J’appréhende.
    Pas non plus emballée par le style de Gaskell qui me semble assez lourd… Je vais encore m’accrocher pour l’aspect historique du roman ! :/

  2. En anglais, je l’ai trouvé très bien à lire, c’est vrai que c’est parfois un peu long à lire mais très intéressant et contrairement à toi, j’ai beaucoup apprécié Margaret (en vo, il y a autre chose que les « oh » dont tu parles et cela ne donne pas l’impression qu’elle geint) même s’il est vrai qu’elle a un petit côté condescendant parfois. En tout cas, ce fut une belle lecture pour moi.

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