Le jour où je suis allée siffler sur la colline

Je suis une grande adepte des films de Miyazaki père. Celui qu’a un nom que chaque fois je suis obligée de vérifier sur le net, parce que j’arrive pas à le retenir. Ah oui, Hayao qu’il s’appelle. J’ai vu tous ses dessins animés.

Miyazaki père a un fils (oui, sinon on mettrait pas « père » derrière, ça va de soi). Si son prénom, Goro, est plus facile à retenir, en revanche, je suis beaucoup moins fan de ses dessins animés.

Cela ne m’a pas empêchée  d’aller voir son dernier en date : « La colline aux coquelicots ».

 

 

 

Synopsis

Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer…
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

 

Mon avis

C’est un mignon petit film d’animation, avec de jolis sentiments. Et en gros ça s’arrête là.

Sur le plan visuel, il n’y a rien à redire. On remarque tout de suite la patte Ghibli derrière les dessins, les traits des personnages. Le film est beau à regarder. Le quartier latin est particulièrement bien réussi, je trouve.

Mais une image ne fait pas tout… Et malheureusement, niveau scénario, et bien ça pêche un peu.

En gros, nous avons la petite intrigue (sauver le quartier latin) dans un contexte historique (Les retombées de la Guerre de Corée), pimentée par une histoire d’amour/amitié entre Umi et Shun, les deux protagonistes.

Et toutes ces intrigues sont cousues de fils blancs… c’est même carrément des cordes qu’on a tressé, là ! C’est mignon et plein de bons sentiments. Mais il n’y hélas aucune profondeur, aucun relief (nan je parle pas de 3D). Les thèmes abordés ne sont qu’effleurés, comme si Goro avait voulu soulever ces thèmes, mais sans donner son propre point de vue. Au début j’y avais vu une certaine pudeur de la part du réalisateur. J’ai pensé qu’il voulait se mettre en retrait. Mais au fur et à mesure j’ai ressenti cela comme un manque d’implication de sa part. « Je me range dans aucune partie, comme ça personne ne peut me contredire ». Et c’est sûr qu’il n’y a rien à contredire puisqu’il n’y a pas d’avis, que ce soit objectif ou subjectif.

 

 

Oui mais, me direz-vous, il s’agit d’un film d’animation  destiné également aux enfants à partir de 6 ans. J’avoue que je suis étonnée de cela. Parce qu’un enfant de 6 ans, il trouvera certainement les personnages mignons, mais l’histoire me semble un poil trop compliquée pour que ça l’intéresse vraiment. Il y a plusieurs histoires qui se chevauchent, et de plus, les noms de tous ces personnages ne sont pas forcément évidents à retenir. Non, pour moi, ce film d’animation n’est pas pour un enfant de 6 ans. D’ailleurs, devant nous il y avait un gamin d’environ 6-7 ans, et le pauvre arrêtait pas de gigoter sur son fauteuil tellement il s’emmerdait ^^.

Donc, ce n’est pas un film pour les trop jeunes enfants. Mais étant donné le manque de profondeur et de réflexion, il est un peu trop simple pour des adultes. En fait, j’ai du mal à voir à quel public il s’adresse réellement.

Au niveau de la musique, j’ai été également quelque peu sceptique. Elle est très jolie, c’est vrai. Mais je trouve qu’elle ne collait pas forcément au film. D’un côté on avait une musique type traditionnelle pour accompagner les scènes de la vie quotidienne, et là je n’ai rien à lui reprocher. Et de l’autre une musique plus Jazzy pour scènes du quartier Latin. Le genre de musique où tu t’attends à voir débarquer Boris Vian. Alors ok, Quartier Latin ça fait penser à la Sorbonne, Saint-Germain-des-Prés, et tout ça. Mais bon au Japon, dans les années 60 ? Je sais pas, ça me semble bizarre. Mais peut-être que je me trompe…

 

Au final, « La colline aux coquelicots » c’est un joli film mais beaucoup trop plat. A voir à la télé à l’occasion.

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3 réflexions sur “Le jour où je suis allée siffler sur la colline

  1. Miyazaki fils a expliqué que dans les années 60 la culture française était très à la mode auprès des étudiants au Japon d’où les références à la Sorbonne, au Quartier Latin … Par rapport au manga dont est tiré l’idée du film ils ont nettement plus élaboré le scénario ! Après si on n’a pas lu le manga, c’est normal de trouver le script simpliste ^^ ce qui m’a manqué perso c’est la poésie et la magie ^^

  2. Je suis d’accord avec toi sur le fait que le film ne soit pas très accessible aux enfants. Mais j’ai tout de même trouvé l’histoire intéressante et la musique magnifique. Mais bon ce n’est pas un chef d’oeuvre non plus c’est sûr.

  3. Comme Alison Mossharty, j’ai bien aimé la petite touche de poésie du film, et personnellement je trouve que c’est le meilleur Film de Goro, fils, Miyazaki, pour l’instant… Celui où je me suis le moins ennuyé… Une belle petite anime qui détend…

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