Le billet qui se met au diapason

En commençant la lecture du livre de Jérôme Noirez, Le diapason des mots et des misères, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je savais uniquement qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles. La quatrième de couverture nous dévoile pratiquement rien de ce que l’on va trouver dans ces pages.

Ça tombe bien, j’aime les surprises. Surtout si elles sont bonnes.

 

Synopsis

Au diapason des mots et des misères humaines s’accordent et s’entremêlent les âmes et les sons, les voix polyphoniques et les corps dissonants, l’écho du métronome de nos coeurs assassins, et la verve et le fiel et les espoirs déçus. Lisez et écoutez ces quinze morceaux, au fil desquels Jérôme Noirez compose une symphonie sublime, où le tragique côtoie le grotesque dans une sarabande aussi implacable qu’infernale.

 

Mes impressions

Une chose est sûre, si vous cherchez quelque chose de gai pour vous remonter le moral, ce n’est pas vers ce livre qui faudra vous tourner. Car les 15 nouvelles qui y sont présentes flirtent plus avec le pessimisme qu’avec le pays des bisounours.

Vous dire de quoi ça parle n’est pas chose aisée et d’une certaine manière, j’ai envie de dire que l’essentiel n’est pas là, car avant de raconter une histoire, Jérôme Noirez nous racontent une ambiance, une atmosphère. Et si cette dernière est souvent sombre, elle nous est sacrément bien retranscrite grâce à une écriture emplie de poésie et de musique. Une écriture que je qualifierais de lumineuse, en parfait contraste avec les histoires en elles-même.  A n’en pas douter, le titre de ce livre est en parfaite harmonie avec son contenu.

Dans ces nouvelles, l’auteur fait la part belle aux enfants. Il nous embarque dans leurs mondes imaginaires. Un peu comme Alice, à la différence près qu’ici ce n’est pas Alice au pays des merveilles, mais plutôt Alice au pays des merveilleux cauchemars. Ces chers bambins vont en effet se trouver confronter à la colère d’un aïeul décédé, croiser des poupées pas toujours aimables et bien d’autres choses qui rappellent sans détour les peurs primaires de l’être humain.

Au milieu de toute cette sombritude, l’auteur nous permet quelques sourires grâce à quelques nouvelles à l’univers loufoque et déjanté. Mais celles-ci sont rares et dans un sens tant mieux, car sinon je pense que l’univers de ces merveilleux cauchemars auraient perdeu de leur intérêt.
En effet, si le monde décrit est d’une manière générale pessimiste, je ne l’ai pas ressenti comme glauque ou suicidaire. C’est sombre mais ce n’est pas déprimant pour autant. Ce qui du coup m’a permi de vraiment apprécier cette lecture.

Finalement, derrière cet aspect pessimiste, peut-être que si, justement, cette lecture pourrait être intéressante en cas de baisse de moral. Qui sait ? A vous de voir…

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